Défi positif, phase 2.

Jour 2 : je suis sur la voie de la sagesse.

Jour 2 : je suis sur la voie de la sagesse.

Hier après-midi, je suis nominée pour un « défi positif« . J’ai trouvé les trois points positifs de ma journée, mon moral grimpe en flèche. Reste à continuer pendant deux jours. Fastoche !

Après une journée forte en émotion, je flotte dans une douce torpeur. C’est avec la fatigue du méritant travailleur que je gagne mon lit : une dure journée m’attend. Cours au lycée (oui j’enseigne les maths en ce moment) suivi des cours d’équitation l’après-midi pour les élèves de l’option équestre (oui je me suis remise à faire la monitrice à cette occasion). J’ai envie de dire « journée défi » tout court.

Je ne sais pas ce qui s’est passé cette nuit, mais mon sommeil fut agité tel l’écureuil fiévreux. Ce n’était pourtant pas l’obsession des noisettes qui me hantait, ni celui d’affronter une classe de bac pro avec un cours sur les logarithmes … c’était… le défi positif !

Je le sentais, la chance ne pouvait me sourire 2 jours de suite, je n’arriverai jamais à positiver autant de temps (pourtant je me mise au yoga ).

La journée commence, je suis à l’affût de la moindre pépite de bonheur.

1ère attaque de bonheur : Un de mes élèves s’approche dans la cour et me dit : « Madame, vous ressemblez trop à ma mère, ça me trouble, mais vous inquiétez pas, elle est belle ma mère ».

Je décide de voir le positif dans cette déclaration, je suis sur-motivée pour enchaîner une heure avec mes bac pro.

2ème attaque de bonheur : Il y a 4 absents dans la classe ! Danse de la joie ! Moins ils sont nombreux, plus ils sont gérables. En plus on attaque le logarithme népérien, dit « LN » et j’ai le doit à une petite chanson de leur part : https://www.youtube.com/watch?v=OrBjkXziXnw. J’ai les yeux embués par tant de poésie, leur culture m’épate, j’ai foi en la jeunesse.

Enfin je découvre une partie du groupe qui fait l’option équitation. J’appréhende un peu de ne pas tenir le choc des trois heures intenses que je dois animer, avec des élèves de niveaux disparates (G1 à G5). J’avais perdu l’envie d’enseigner en club, fatiguée de devoir avant tout « séduire » le public. Sont-elles motivées (il n’y a que des filles) ? Quelle vision de l’équitation ont-elles ?

Les filles qui ont déjà des galops (le 5 par exemple) n’ont jamais entendu parler d’impulsion, de mise sur la main, et n’ont jamais posé une bande. Mais je découvre un groupe de filles motivées, dynamiques, qui ont soif d’apprendre. J’arrive donc à ma 3ème attaque, celle qui m’a le plus déconcertée :

J’ai repris du plaisir à donner des cours d’équitation.

J’espère que celui-ci durera le temps de ma mission, mais sans « défi positif » je ne vous garantie pas de redevenir vite une equiduscritiquus !

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Publié le 24 septembre 2014, dans Réponses aux questions, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Ca fait un bail que j’ai passé quelques Galops mais ne pas savoir poser des bandes ou ne pas savoir ce qu’est une mise sur la main ou une impulsion pour des G5 est inquiétant! Qu’apprend on maintenant dans un club?

    • Et bien les cours de suivent, on a pas le temps de prendre le temps. Moi on me presse pour les faire monter 2 h entières avec une heure de théorie ou pratique autour du cheval en 3h30 de présence sur site. Quasi impossible si on veut vraiment les faire progresser sur la théorie en plus. Mais c’est comme ça, ils paient une heure, ils montent une heure, peu importe dans quelles conditions. Moi j’aime leur expliquer ce qu’on va faire, quels concepts on va découvrir et faire reposer les bandes si c’est mal fait. mais c’est pas vendeur. Heureusement avec eux j’espère arriver à poser des petites graines…

  2. Mouais ben je dirais que c’est lamentable, l’apprentissage de l’équitation ne se fait pas qu’à cheval. La pratique autour et l’observation sont des apprentissages indispensables. Bon, côté théorie, les cavaliers peuvent potasser seule à la maison et poser des questions sur ce qu’ils ne comprennent pas (bien sûr encore faut il qu’ils aient face à eux un mono comme vous qui se fera un plaisir de partager ses connaissances).
    Ca me fait bizarre de voir comme ça à changer, j’ai commencé à monter dans un petit club rural avec une mono qui ne laissait rien passer puis sur Vacquiers (vous connaissez peut être) où les cours étaient dispensés par les futurs monos et on ne rigolait pas, on devait bosser que l’on ai 10-20 ou 40 ans!
    J’ai 37 ans mais l’impression d’être un dinosaure avec l’idée que j’ai de l’équitation lol
    Vous ne voulez pas glisser vers le 82, que j’aimerais que mon petit bout découvre l’équitation avec une personne comme vous!

    • Je dirai aussi que maintenant il faut prémacher toutes les connaissances aux élèves. Ils ont le bouquin mais ils ne l’ont jamais ouvert et n’iront pas chercher l’info par eux-même. A part prendre des infos complètement stupides sur fb (comme « comment faire cabrer mon 3 ans pour la belle complicité »?). Bref pour que ça marche, il faut être deux et personnellement j’en ai eu marre. Heureusement maintenant je ne suis plus salariée en club ! (mais merci pour le compliment). Et oui je connais vacquiers (mp)

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