Archives Mensuelles: juillet 2014

Les cavalières sont elles des mégères ?

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Alors que les cavalières sont majoritaires dans les centres équestres et sur les terrains de concours, il existe toujours un vieux relent de machisme dans l’air ambiant.

Sont-ce les culottes moulantes qui mettent les hommes dans cet état ?
J’ai trouvé quelques dictons édifiants du folklore européen :

Cheval rétif et femme qui grogne ne font que meilleure besogne

De femmes et de chevaux, il n’en est pas sans défaut

Et pour finir en beauté, un vieux proverbe danois :

Conduis ton cheval par le mors et ta femme par le bâton.

Les premières cavalières qui ont été se frotter aux cavaliers de l’E.N.E. (en 1984) ont certainement du s’imposer et se montrer à la « hauteur des hommes » pour dompter les fougueux destriers. C’est qu’à cette époque, l’enseignement de l’équitation ressemblait à une sorte de Kho Lanta. Non tu ne montais pas Berlingot le shetland en pony games. Oui tu devais saigner du postérieur après ta séance de mise en selle avec Hulk le SF d’un mètre quatre-vingt ( tu continues d’ailleurs à dire qu’il faisait un mètre quatre-vingt quinze tellement tu le trouvais immense du haut de tes 10 ans).

Bref, comme dirait Bernard Laporte : « c’était une équitation virile mais correcte« . (à lire avé l’accent)

Mais voilà, les années ont passé. De plus en plus de femmes à haut niveau prouvent qu’il n’est pas forcément question de biceps et de poils aux bras pour sauter de grosses barres.

Alors question : pourquoi y a-t-il autant de mégères dans les paddocks ?

Il y a 2 semaines, une cavalière « connue » dans la région, est au paddock. J’assiste le commissaire. Pour la cinquième fois en 10 minutes, elle me demande le nombre de chevaux qu’il lui reste avant l’entrée en piste, je regarde le listing et lui répond. Sa réponse, elle l’a hurlée, visiblement très fière d’elle : « Ouai merci, et tu veux pas un café aussi ? »

Je cherche toujours la vanne. Ou la cause de cet énervement soudain, suivi d’un « elle est jeune, elle apprend la pauvre *rire démoniaque* ». Ça m’a fait quand même plaisir qu’elle me donne 10 ans de moins je dois dire. J’ai remarqué qu’elle ne réservait ce genre de petites attentions qu’aux femmes. Peut-être sa façon à elle de dire qu’elle nous renie, que par ses performances elle fait maintenant partie du sexe fort. Loin de la cohorte des cavalières chevauchant le dimanche leur equiduspournunuche.

Elle n’est pas un exemple isolé malheureusement. Et de nos jours, un homme peut se permettre d’être tout à fait désagréable à hauteur de ce que les autres cavaliers vont lui permettre. Cette hauteur se jauge à l’apparition de la première interaction physique entre les participants (claques, coup de boule ou câlin, mais c’est plus rare). Pour les femmes c’est différent, on mettra toujours leur mauvais caractère sur le dos de leurs ovaires. Pourtant elles ont aussi le droit d’être énervées, stressées ou malpolies. Même si les scientifiques ont montré une corrélation entre la testostérone et l’agressivité, il n’en est pas de même pour la bêtise, que nous partageons à égalité avec les individus dits de « type masculin » ( à lire avec l’accent du gendarme cette fois ci).

Alors ensemble, résistons à l’envie de proposer du Prozac aux harengères, le remède pour elles serait plutôt un livre sur les bonnes manières de Nadine de Rothschild, délivré en une fois pleine face.

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Le chiot qui plisse

Voici un adorable chiot de 2 mois, fraîchement arrivé dans ma famille. Ce n’est pas le mien, même s’il donne furieusement envie de se jeter sur le premier chiot disponible. Voilà justement le sujet que je voudrais aborder. Le choix (ou pas !) de prendre un animal chez soi.

Je mets du toutou mimi. Ça fait rêver. Mais :

Combien de photos/vidéos sur les réseaux sociaux d’animaux trop mignons achetés sur un coup de tête dans l’animalerie du coin, que l’on retrouve à vendre parfois 6 mois après sur le bon coin, parce qu’au choix :

– On a trouvé du travail (oui y en a, au chômage, qui achètent un chihuahua 1000 euros, puis se rendent compte qu’il faut aussi le sortir pour qu’il fasse ses besoins, et que finalement quand on trouve du travail 3 mois après c’est fatigant, surtout l’hiver)

– Il fait des bêtises pendant les absences. J’attire l’attention pour expliquer aux gens que le chien est un peu comme les jouets des enfants : ils ont leur vie propre quand on n’est pas là (oui j’y crois et alors ?). Il bouge. Il se peut qu’il ait même à faire ses besoins au bout des 12 heures d’absence quotidienne du maître, ce filou !

– Ça coûte cher. Et quand vous achetez une voiture, rassurez moi, vous comptez l’assurance, l’essence et les réparations éventuelles non ? Ça s’appelle un budget et c’est valable pour tout, surtout quand c’est vivant.

– Il n’écoute rien. Un slogan cadeau : Un enfant, ça s’éduque ? Un chien aussi.

– En parlant d’enfants, on voit souvent le ménage d’animaux arriver au même moment que leur venue au monde. Ou les allergies. Est-ce bien raisonnable de prendre un rottweiller dans un T2 alors que l’on est enceinte ? ( J’ai pris l’exemple du rottweiller exprès, ne commencez pas avec la stigmatisation ( clin d’oeil à quelques passionnés de molosses que je connais), il y aussi des shitzus abandonnés parce qu’ils sont jaloux du bébé.)

– Et le classique : ils n’acceptent pas les chiens dans notre club de vacances, et le faire garder c’est dire adieu à mon budget crème solaire et Papagayo. On me dit dans l’oreillette que vous faites bien de les abandonner, parce que le chien ne mérite pas un maître si con (Oh ! L’oreillette s’emballe un peu).

Bref, je vous parle des chiens, mais les autres animaux ont aussi leurs lots de boulets propriétaires, qu’on se rassure. Quand je vois des gens qui achètent des cochons d’Inde à leurs mômes et continuent de dire que c’est un hamster, parce que c’est pareil (????). Les tortues de Floride, que l’on relâche dans les étangs. Génial ! Elles pourront éradiquer toutes les couvées futures de canetons, de poules d’eau et autres amphibiens. Les oiseaux en cage qui meurent de faim parce que le propriétaire ne savait pas qu’ils décortiquent leurs graines, laissant seulement un tas d’enveloppes vides, pendant que lui voyait la mangeoire pleine. Cette même personne a racheté plusieurs chiots après que les autres se soient noyés dans la piscine.

Nos equidusproprionullus ne sont pas en reste : Le shetland / tondeuse dans son jardin : les yeux ébahis de la famille lorsqu’ils apprennent qu’il faut le complémenter en hiver, lui parer les pieds et même le vacciner – la vie est dingue quand même ! – Je ne comprend pas que lorsqu’on accueille un être vivant chez soi, on ne se renseigne pas sur son mode de vie, ses besoins et son dressage. Il y a des livres. Et si on aime pas lire, et bien on se force, ou on va sur internet (mais faut lire aussi, dur !). Il a des forums pour chaque espèce /race. Et si vraiment c’est trop difficile, le vétérinaire me semble assez bien placé pour expliquer que le lapin nain ne se nourrit pas de reste de hamburgers. Le vendeur en animalerie n’est pas forcément le meilleur conseiller, certains n’y connaissent rien et ils poussent à la vente.

Evidemment il y a parfois des coups durs dans la vie, on ne peut tout prévoir 20 ans à l’avance. Et personne n’est à l’abri de ne plus pouvoir s’occuper de son animal. C’est pour ça qu’il serait temps de calmer cette prolifération d’achats sur un coup de tête. Prévoir aussi un budget stérilisation, pour éviter à moustachette (votre chatte au cas où l’énigme soit trop compliquée) de mettre au monde 50 boules de poils au cours de sa vie. Histoire que ceux qui ont de vrais problèmes puissent voir leurs animaux confiés rapidement, sans être entassés avec les animaux-caprices-d’un-jour, dans les refuges surpeuplés.

Pour finir quelques photos de l’animal, parce que d’ici 6 mois il sera grand, donc beaucoup moins intéressant … (d’ailleurs on le nourri avec de la salade, c’est bien ?)

Oh que c'est meugnon !

Oh que c’est meugnon !

On ne peut pas être à son avantage tout le temps...

On ne peut pas être à son avantage tout le temps…