Archives Mensuelles: décembre 2013

Pimp my horse (suite de la chute)

Je me remet lentement à cheval suite à ma tentative avortée de percer dans le spectacle équestre (Camille si tu me lis..) en tant que voltigeuse sans cheval.

La cheville est un élément plus important qu’on ne croit pour monter. Etant de nature absolument pas courageuse, je vous laisse imaginer le spectacle poignant de cette cavalière accrochée à son collier d’encolure, grimaçant à chaque foulée de pas.

Mon pauvre equidus de haute-écolus se trouvait fort étonné du changement soudain de cavalier. Lui qui avait passé 2 mois à travailler dur sous la selle de mon homme, continuant même à faire des pompes le soir dans son box … (attend la suite est pire!)

J’ai finalement habilement joué sur l’effet de surprise pour me remettre sereinement à cheval. Malheureusement pour moi, l’effet de surprise est passé, ma position s’est améliorée et ma cheville va mieux..

Je dis bien malheureusement. En effet, mon equidus moullaius s’est transformé en equidus bodybuldus en l’espace de 2 mois. Ce qui décuple évidemment la qualité des figures de style qu’il met en oeuvre dans ses moments d’égarements anglo-arabesques.

Non pas je sois médiocre à ce point mais plutôt que mon homme est fort à ce point. J’avais entamé un travail intéressant pourtant, devant contourner les humeurs de mon camarade de jeu, sans l’agresser physiquement, alternant travail de la ligne de dessus et exercices lui demandant de l’équilibre. Il lui a rajouté une meilleure propulsion (l’animal est assez diesel) et un équilibre plus vertical (des transitions de rêve), comme dans la fantastique émission que j’ai découvert le dimanche soir aux urgences: Pimp my ride. La seule chose qu’il n’a pas pu « pimper », c’est son cerveau d’Anglo-Arabe, il parait qu’on peut rien faire, c’est moche….

Me revoilà donc chevauchant ce musclor équin avec encore quelques hésitations physiques  mais beaucoup de bonheur.

Je reviens bientôt avec des textes plus sérieux.

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La chute..

chute

Un jour il faisait beau et les oiseaux chantaient. Ce jour là je ne me sentais pas très bien mais j’ai quand même fait l’effort de venir m’occuper des chevaux. J’ai longé la jument de mon ami pendant qu’il montait mon cheval (oui c’est pas logique je sais). Evidemment je n’ai pas pu résister à 2 choses:

– Houspiller une jeune damoiselle que je trouvais fort malpolie

– Monter 5 minutes mon fidèle destrier, qui de surcroit était fort agréable, ayant été monté par meilleur cavalier que moi (oui ça existe, ne soyez pas déçus) précédemment.

Il se trouvait dans une incroyable disposition, pas un écart, pas une incartade…je touchais du doigt le bonheur.

Galvanisée par cette ambiance de haute école (d’autant plus que la merdeuse jeune fille avait quitté l’aire d’évolution), je fis fi des injonctions de mon homme pour rentrer et décidai d’enchaîner un appuyer puis changement de pied.

Normalement à ce moment on dit : « un ange passe »

Mais pour moi ce fût un des cavaliers d’endurance (encore eux décidément!! je suis maudite) qui passa derrière le rideau du manège.

Mon caballus irresistiblus opta pour la demi-pirouette car il trouvait qu’il manquait un peu de difficulté à l’exercice.

Je dois dire que je n’ai pu apprécier la qualité de sa pirouette puisque je n’étais plus dessus à ce moment précis. Je continuais droit devant tandis qu’il était parti vers la sortie.

Bilan: fracture de la malléole.

Je vous raconterai comment j’essaie maintenant de me remettre à cheval…