Je suis BPJEPS mais je me soigne

Lecture de L’EPERON de décembre 91… Il y a 20 ans on s’inquiétait déjà du niveau des moniteurs et de la réforme des galops. Si ça fait 20 ans que les moniteurs sont de plus en plus nuls bientôt on devrait donc toucher le fond … ?

Pour les BPJEPS, le constat est le même, où que j’aille j’entend les cavaliers et  professionnels parler du niveau catastrophique des moniteurs diplômés depuis 2003.  Je fais moi même partie de cette espèce décriée  et je comprend les griefs parfois justifiés de nos détracteurs. Cours déstructurés, distances à l’obstacle approximatives, dispositifs dangereux, certains moniteurs n’ont peur de rien et n’allez surtout pas leur parler de plan de formation, mot barbare qui voudrait dire qu’ils travaillent leurs cours à l’avance afin d’optimiser la progression de leurs élèves dans la sécurité. La liste est longue, surtout quand on voit certains fraîchement diplômés d’à peine 20 ans ne doutant pas un seul instant de leur qualité à cheval ( ils se sont péniblement hissés dans les limbes du classement d’une 120, l’ultime Graal ! ), venir demander comment muscler un cheval.

Mais d’abord récapitulons un peu les choses et rétablissons la vérité parmi quelque lieux communs:

– Les BPJEPS sont pris en formation à partir du galop 4 : n’exagérons pas ! Même si galop 5 peut tout à fait faire l’affaire, il est requis au moins le galop 6 pour rentrer en formation , suivi d’une série de tests sur le plat, l’obstacle et le travail à pied.

Mais c’est à la discrétion du centre formateur, voici le texte officiel:

N.B. aucun diplôme équestre n’est requis pour se présenter aux sessions d’évaluation des exigences préalables. Mais le formateur a
le loisir de poser ses propres conditions d’entrée en formation dans son établissement et pour cela le centre de formation peut
réaliser des tests d’entrée indépendamment des exigences réglementaires préalables à l’entrée en formation (VEP).

– Les BPJEPS ont des tests de sortie ridicules, ils sautent 1 m en parcours et ont une reprise de dressage de niveau inférieure au galop 7.  Pour la reprise de dressage du galop 7, les textes officiels proposent les difficultés suivantes: cession à la jambe au trot, galop à droite/trot/galop à gauche, épaules en dedans aux 2 mains. On rajoute à l’examen BPJEPS la tête au mur et le changement de pied de ferme à ferme. Pour l’obstacle, le but n’est pas d’enchaîner un parcours à 1.05/1.10m, mais d’expliquer techniquement la qualité de la prestation et de donner des propositions d’exercices pour l’améliorer. C’est la seconde partie qui pose le plus de problèmes aux stagiaires …

Voilà pour les demandes officielles. Je rappelle qu’au BEES 1, on ne demandait à enchaîner 120 qu’aux cavaliers ayant pris l’option CSO, les autres faisaient un parcours à 1.05/1.10m.

La réalité de la formation BPJEPS consiste le plus souvent à exécuter les taches dites « ingrates » dans les centres équestres tuteurs: faire les boxes, les cours baby poney et shetlands et les débutants. Lâchés le plus vite possible en autonomie  pour délester les tuteurs et leurs salariés de ces cours, qui pourtant ne sont pas les plus faciles à gérer, que ce soit pour la sécurité des élèves mais aussi la construction de bases solides pour leur équitation future. Peu importe que cette formation dure un an ou deux pour la plupart des clubs, vu qu’ils bénéficieront d’une nouvelle « fournée » l’année suivante. OUF ! Les stages d’été seront donc assurés !

Les jeunes apprentis sont souvent stressés par les examens et ont peur de rater le fameux sésame qui leur permettra de s’asseoir au milieu de la carrière pour dire :  « Enlevez vos étriers, on va sauter .. ah ! ah ! je rigole  »

Mais je les rassure, les financements  dépendent du nombre d’élèves qui rentrent mais aussi sortent diplômés. Il n’est donc pas vraiment intéressant pour les formateurs de « planter » les futurs moniteurs, car l’année suivante ils en auront moins pris en charge pour s’occuper des cours baby poney. Mauvais plan de planter!

C’est donc avec 95% de réussite que les bébés moniteurs quittent le nid pour s’envoler vers le vaste marché du travail (ceci est un oxymore bien évidemment … )

C’est là que la réalité du marché saturé du travail les rattrape. Les écuries fleurissent, mais les postes à temps plein sont rares. Les écuries installées souffrant de la prolifération des écoles d’équitation et du manque de sérieux de certains moniteurs, réduisent leurs effectifs. Pourtant chaque année de plus en plus de moniteurs sont lâchés dans le monde équestre ( l’activité de formation étant lucrative … ).

Maintenant vous allez me dire « C’est normal qu’ils ne trouvent pas de travail  ils sortent en concours club, comment veux -tu qu’ils apprennent à monter aux élèves s’ils ont le même niveau? ».

Alors certes, il est difficile de coacher  un amateur quand on a soit même un niveau inférieur sur le papier (pas les mêmes chevaux peut-être, ni les mêmes moyens pour sortir en concours?). Mais là n’est pas la question puisque les prérogatives du BPJEPS s’arrêtent au niveau amateur 4. Si vous voulez être entraînés pour aller en amateur, prenez un instructeur !

Mais de toute façon on parle souvent de manque de technique alors que la politique de la FFE ne va pas vraiment dans ce sens. Les clubs doivent attirer le client, ils essaient de le séduire avec des pratiques de plus en plus ludiques, de moins en moins techniques. Combien de fois ai-je entendu qu’on doit proposer un loisir, les enfants viennent pour se détendre, s’amuser.  Et c’est vrai qu’à la moindre « boulette », comme un galop non validé malgré un stage payé, ils partent chez le voisin. Certes il existe des moyens ludiques pour proposer une équitation construite, mais la formation reste assez légère pour être vraiment pointue.

Les gens critiquent le niveau des moniteurs, mais ces derniers sont tenus de jouer les Chantal Goya dans la carrière et animer les goûters d’anniversaire. Un cavalier sortant en 130 tous les week-end (qu’il n’aura plus de disponible par ailleurs) se pliera-t-il à ce jeu longtemps pour un salaire de 80% du smic (s’il n’est pas à temps plein bien sûr)?

Au milieu de ce tableau un peu noir où le serpent se mord la queue, il y existe des moniteurs motivés, pédagogues et techniciens. D’ailleurs il y a aussi des BEES 1 qui sont nuls. Et ceux qui prônent un discours nostalgique des années où l’on souffrait en mise en selle sous les ordres du moniteur sévère seraient étonnés de la vitesse à laquelle on perd des clients avec ces méthodes un peu musclées.

Il est facile de pester contre le niveau médiocre des moniteurs, mais on peut aussi en changer et trouver des gens compétents, car il en existe encore plein, mais cela a souvent un prix, celui de la qualité. Même s’il est difficile de juger d’un enseignant quand on commence à monter et que les parents sont souvent abusés par les phrases enjôleuses de certains moniteurs distribuant leurs galops avec générosité tout en pérorant sur leur talent .

« Je sortais en compétition » (les clients ne connaissent pas FFE compet), « Je suis juge de dressage » (ils entendent « je monte en st Georges »), et le fameux : je saute 1 mètre devant les galops 1 ébaïs sans le casque tellement je suis fort

Il y a des moniteurs qui continuent de se former, de travailler et gardent la motivation pour transmettre ce qu’ils aiment, malgré l’harmonisation des diplômes et les craintes d’augmentation de la T.V.A..

A vous de les trouver!

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Publié le 22 décembre 2013, dans Réflexions, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 50 Commentaires.

  1. Bon commentaire où on sent la passionnée, mais aussi la professionnelle. De mon côté j’ai une coatch, qui doit être instructeur puisqu’elle coatch des amateurs, j’en suis très contente même si je dois y mettre le prix, j’y trouve mon compte donc je ne pleure pas

  2. Chacun ces expériences en la matière. Je suis de celles qui regrettent une partie de ce que c’était AVANT;
    * Ce n’étais pas le gérant du club qui distribuait les niveaux. Mais un examinateur. Même si les « privilèges » ont toujours exister, cela diminuait considérablement les dérapages uniquement motivés par « l’appât du gain ». Entre le jeune proprio à qui on donne littéralement les galops pour le laisser aller aux concours et le petit cavalier lambda qui n’a pas de chevaux et pour lequel on va « traîner en longueur » pour lui faire payer des cours….
    Cela ne fait pas peser le problème uniquement sur les compétences du moniteur (parfois plein de bonne volonté même si limité techniquement), mais bel et bien sur une « déontologie » et un minima d’éthique.

    * Un minimum de connaissance technique sur le cheval. C’était pas la lune hein mais un minimum…

    * une cavalerie moins « homogène ». Donc des possibilités de diversifié vraiment la manière de monter en tenant compte des différences nos chers équidiis stupidiis qui à l’époque étaient en fait: stupidis équiduus stupidiis stupidiis………si, si!

    Mais heureusement, on aussi laisser tomber quelques trèèèès mauvaises habitudes; « passage à tabac du cheval » parce que trop stupidiis… Les cris en veux-tu? NON? Ben voilà quand même!!! Les gosses traumatisés qui repartaient en chialant après une demi-heure à mesurer la portée en décibel de la voix du mono…De quoi vous transformer en humanus stupidiis aussi!!!

    Bref, merci pour ce sujet qui m’a encore appris de nouvelles choses. Je ne savais pas pour les « quotas » de réussite et le lien avec les subventions…

    • Très bonne analyse! Justement je disais qu’il était difficile de redevenir aussi exigeant qu’avant à cause du jeu de la concurrence. Si un club se met à être trop ferme quant aux connaissances équestres, les clients menaceront de partir. Il faudrait donc une refonte des galops pour uniformiser tout ça. Pour que le galop 7 d’un tel ne soit pas le galop 5 d’un autre.
      Et c’est vrai qu’une amélioration de la condition du cheval est un plus, même si parfois les jeux à poneys où ça tire et tape dans tous les sens ne sont pas pour moi progrès. Des jeux précis oui, le grand n’importe quoi non!

    • (par contre si on pouvait crier sur les enfants ça serait tellement chouette, non parce que ça démange parfois … )

  3. Super article, au ton très juste, avec un petit extrait de la mythique émission « Streaptease » (jubilatoire). Vision très rafraîchissante pour un constant évidemment amer.
    Cela fait 20 ans que je monte à cheval : d’abord 11 ans dans le même club, avec le même moniteur (propriétaire du C.E.) qui m’avait mise à cheval, qui connaissait ses chevaux et ses cavaliers sur le bout des doigts, et qui au grand jamais, n’aurait envoyé ni ses chevaux ni ses cavaliers « au tas ».

    Puis j’ai fait une pause de 4 ans, loin des chevaux, mais le natuel revenant au galop, j’ai replongé et me suis incrite dans un club UCPA, structure dans laquelle était formés des moniteurs/trices … J’ai été atterrée par le niveau, tant technique que pédagogique, de certain(e)s qui se sont vu(e)s décrocher le fameux sésame.

    Parmi eux, mon beau-frère, qui en toute objectivité était au-dessus du lot, et a, à mon sens, ce que 90% des cavaliers (de 4 à 77 ans) attendent d’un moniteur : connaissances techniques, excellent niveau, relationnel phénominal (on a au moins un fou rire par cours), dédramatisation de l’équitation) tout en étant exigent, bonne connaissance des ses chevaux. Les choses se font en douceur, chaque action est expliquée, dans une totale confiance et décontraction. J’ai d’ailleurs remarqué que certains chevaux n’avaient pas la même attitude qu’il soit en reprise dans le cours du moniteur A ou du moniteur B. Coïncidence ? Je ne crois pas lol 🙂
    A bientôt sur C.A (pseudo : Tressym)

    Et excellentes fêtes de fin d’année !

  4. Désolée pour les quelques fautes 😉

  5. Pour voir les choses également de l’autre côté du miroir : plus je regarde autour de moi et plus j’ai l’impression qu’il est difficile d’enseigner l’équitation à certains cavaliers adultes.
    Pour ma part, je viens dans l’optique de prendre une leçon, je sais que je vais sortir de ma zone de confort, que je vais en ch*er un peu voire beaucoup, qu’il y a des exercices que je ne vais pas réussir et me sentir frustrée, mais cela fait pour moi partie du sport : se remettre en question et quitter sa zone de confort.
    Et j’ai l’impression qu’un grand nombre d’adultes ne recherchent plus cela : ils s’arrêtent après 3 tours de galop « je suis fatigué(e) » (Bah, oui c’est un sport, normal que tu soyes fatiguée ; en revanche, ton cheval,en plein mois décembre, si c’est juste 3 petits tours de galop et puis s’en va, il faudra pas pleurer s’il pète en l’air dans 5 minutes).
    Bref, tout cela pour dire que la clientèle – parce que dans des cas comme celui-ci on dit clientèle et pas élève – a aussi évolué. Le métier de moniteur ne doit pas être évident tous les jours (entre ça et les parents de cavaliers de 6-7 ans qui poussent leur mômes à jouer la gagne à chaque challenge interne 😉 ) : je ne sais pas ce qui est le pire 🙂
    Bon courage

    • Comment dire : tu viens de décrire les 2 publics les plus compliqués .. quoique les adultes sont souvent plus faciles à gérer. Ils progressent à leur rythme et ont souvent de l’humour sur eux. Mais je crois que le pire ce sont les parents poney, et là je crois que Equidus Stupidis va devoir en parler …

  6. On peut se fixer des règles de conduite et des valeurs d’examen. Nous n’avons jamais « donné » un examen, sous prétexte que le stage avait été payé (le stage n’incluant pas la réussite de l’élève à l’examen, surtout lorsque ce dernier n’ouvre pas son manuel…). En 8 ans nous n’avons du perdre que 2 ou 3 cavaliers dont les parents étaient « vexés ».

    La rigueur peut se transmettre, et je peux assurer que nos élèves avec seulement un galop 2 ou 3 étaient parfois bien fièrs sur une épreuve, de mieux se tenir à cheval et d’être plus efficaces que certains camarades avec un galop 5 voire plus…………
    Ça ne fait pas rêver… c’est clair.

    J’avais refusé de continuer d’être centre formateur, après quelques tentatives avec des élèves moniteur tous plus mauvais les uns que les autres, et surtout pas intéressés du tout par le métier. C’est du pareil au même pour les autres formations qui nous proposent des stagiaires…….
    Le niveau est tiré vers le bas à tout point de vue.

    Ton article résume parfaitement la réalité économique…. désolante du milieu équestre.

    Mais comme tu le signales, il y a encore (et heureusement) des enseignants (peu importe le diplome qu’il possède, puisque ce dernier n’a pas véritablement de signification) qui aiment leur métier et savent le transmettre avec passion, sans crier ni hurler, et comment dire, avec pédagogie peut être ? 🙂
    Et curieusement ce sont ces enseignants qui continuent de se former, de tester, d’évoluer, au lieu de rester sur des acquis souvent plus que fragile….
    Mais ceux là, ils font souvent peur, car ils ne ressemble pas aux autres moniteurs !!!!
    😉

  7. merci pour ce super article, dévoré et partagé! j’ai souffert un bout de temps du syndrome du BPJEPS (dépression aigue et sentiment de non crédibilité totale amplifiée par la lecture des forums), je crois que je suis enfin guérie (ça se soigne mais ça demande beaucoup de motivation). j’ajouterai qu’il n’est pas évident de continuer à se former qu’on soit salarié (pas le temps) ou au chomage (pas de sous), si on est pas forcément à fond compèt’ et qu’on a pas pour vocation de former d’autres BPJEPS névrosés (d’autant que vu les réformes de la formation de cette année ça ne va pas aller en s’arrangeant!), il ne reste que les stages et formations non diplomants qu’il faut vendre le cheval, la maison et le chien pour se les payer…
    N’hésites pas à venir faire un tour sur Educaval pour partager ton expérience d’enseignante et de cavalière, et merci pour ton blog rafraichissant et plein de bon sens!!

    Florie (eija29 sur CA)

    • Merci à toi pour ce message ! Je vais de ce pas faire un tour sur Educaval, je ne connaissais pas du tout. Je vais aussi me renseigner sur ces réformes … intéressant.

    • Et je rajoute que ça me rend folle quand j’entend que les bjeps sortent pas en concours …ah oui ! certes, mais quand? et avec quel argent? C’est déjà difficile d’assumer un cheval (pension pas toujours gratuite, coach pas toujours sur place et pas gratuit non plus) mais quand en plus on bosse les week-end , dur !

  8. Merci pour l’article et le partage de vidéo.

    Voici les réflexions qui me viennent à l’esprit, pèle mêle (désolée pour le pavé).

    Pour ma part je combats chaque jour les « c’étaitmieuxavant » que j’entends autour de moi.
    Je déteste de toutes les manières la généralisation à outrance.

    De plus j’ai sous la main le cobaye parfait : un chéri qui débute l’équitation à 26 ans, je peux comparer facilement l’enseignement aux jeunes cavaliers de maintenant et celui d’il y a 20 ans (et avec qui j’ai regardé la vidéo de striptease).

    Et bien j’en arrive au constat que maintenant certes il y a des clubs merd*ques avec un enseignement déplorable, des moniteurs gueulards et une cavalerie non adaptée et où les conditions de sécurité sont bof bof. Mais est-ce qu’il n’y en avait pas avant?
    Quant à la jeunesse des moniteurs jeunes BJEPS (et même élèves moniteurs), aux joues roses et aux visages poupins tout droit sortis de l’école… et bien j’ai beaucoup appris avec certaines monitrices et même élèves monitrices de 10 ans mes cadettes, comme j’ai extrêmement appris avec un retraité du cadre noir.

    La clientèle semble peut-être avoir quelque peu avoir changé, je note beaucoup de « je veux tout, tout de suite » mais en effet soit venant des parents pensant avoir engendré le nouveaux Kévin parce qu’il a gagné une club 12 un jour, et qui connaissent l’équitation, ben oui ils ont vu « ce film là, avec Guillaume Canet, tu sais avec le cheval noir? »
    … Et également de la part des adultes qui veulent créer une super complicité relationnelle en un claquement de doigts et surtout sans apprendre les bases (pffff le club c’est trop nul!) et qui fondent leur équitation sur du pat parelli – dvd de la cense – monter en licol – chasser les hanches – tout ça…

    Finalement moi en tant que « cliente/élève », j’ai choisi mon coach avec qui je m’entends très bien, je suis ravie du travail qu’il a fait sur mon cheval (même si comme le tien il est un peu trop pimpé/bodybuildé pour mes guiboles de nénette maintenant).
    Nous sommes en phases sur l’éducation de l’equidus stupidis dans son étape jeunus.
    Je pense être assez humble pour me remettre en question et avoir à la fois assez de recul pour arriver à me faire mon opinion.

    J’ai aussi choisi un club pour mon copain, il est pour l’instant assez content car ils ne sont pas nombreux en reprise et peut bien approfondir les exercices vu que son enseignant (jeune BJEPS pourtant…) adapte la difficulté des exercices selon l’élève pendant le cours, oui parce que ça existe encore des enseignants comme ça, et même en reprise galop 2/3.
    Et peut-être une différence par rapport à avant, je n’entends jamais son moniteur hausser le ton, il est parfois ferme mais jamais désagréable (et pourtant je pense qu’à sa place j’aurais du mal à me contenir).
    Il les réunit avant de donner l’exercice à réaliser pour expliquer le pourquoi du comment, puis après il leur demande de s’exprimer sur leur ressenti et les difficultés rencontrées.
    (D’ailleurs je me posais la question : est-ce une méthode enseignée lors du BJEPS?)

    En conclusion est-ce que c’était mieux avant ou pas?
    Pour moi ce n’est pas la question, je pense qu’en tant qu’élève ou client (peu importe le terme), on a et on a toujours eu le choix de choisir la structure qui nous correspond, qui nous plait et dont l’enseignement de l’équitation est raccord avec nos principes.
    Je trouve que cette manière de dénigrer les clubs et les BJEPS en bloc est assez révélatrice d’une certaine manière de penser, assez égocentrée (tout doit être adapté à moi, pas loin de mon domicile et… pas cher en prime), et qu’on retrouve souvent cela chez les personnes qui estiment que de toute façon le client est roi.
    Est-ce que le problème des personnes qui pensent qu’un simple « BJEPS » ne peut rien leur apporter n’est pas aussi lié à un problème d’égo et surtout un cruel manque d’humilité ?

    PS : sur la question des sorties en concours ça me fait doucement rire… je ne vois juste pas comment un moniteur pourrait amener toute sa troupe d’apprentis Staut/Leveprost en concours le dimanche sur un concours club et de son côté sortir son cheval en amateur ou pro…

    • Je n’ai plus rien à rajouter, si ce n’est que je suis tout à fait d’accord ! C’est sûr qu’il y a des incompétents et des clubs ou les chevaux ne sont pas traités correctement, mais c’est aussi aux clients d’ouvrir les yeux ..

  9. MERCI!!! MERCI pour cet article!!! car OUI je suis BP et OUI je n’en peux plus d’entendre « maintenant, les moniteurs, ils ne savent plus monter à cheval » ou « avant les moniteurs ils savaient monter » (je vais te faire faire la connaissance de quelques BE gratinés, moi, tu vas voir) ou encore « maintenant l’équitation c’est n’importe quoi » (Lamotte??? oh mon dieu quelle horreur, ces pauvres qui font du camping, et qui font des épreuves ridicules sur des chevaux pas chers, et qui osent faire de la compétition alors qu’ils ne montent même pas comme des pros…en plus coachés par ces affreux BP )…

    TRÈS CHERS « PROFESSIONNELS » : depuis que j’ai mon BP, je vais monter chez des pros (des vrais, qui font tourner des boutiques, montent en équipe de France, etc, etc…) car je veux apprendre et progresser. Je me débrouille comme je peux, mais c’est pas rose tous les jours : je monte de tout, je me paye mes cours (sur mon petit salaire, mais on verra une autre fois pour racheter des chaussettes neuves), je fais des kilomètres, j’use mon UNIQUE jour de repos … C’est la GALÈRE!

    CAR OUI, Malheureusement JE N’AI PAS ASSEZ D’ARGENT (suis une bosseuse, je rapporte de l’argent à mon patron, je lui garde ses clients, les gens sont contents, je lui dresse ses chevaux pour qu’ils soient plus pratiques, je fais 60h par semaine, mais il ne pensera JAMAIS à m’augmenter, pour quoi faire??? et après, qui se plaint qu’on trouve pas de bon moniteurs, hein???)

    COMME JE N’AI PAS ASSEZ D’ARGENT JE N’AI PAS DE CHEVAL POUR ALLER FAIRE DES ÉPREUVES DIGNES DE CE NOM : j’ai bien Tchoupi, mon biquet de club, qui pourrait aller faire de la petite Amateur, mais il est déjà pris pour les clients… en formation? ben, mon cheval il faisait de la compèt’ club, alors la 120 et plus… Les BE CSO? c’est leur centre de formation qui leur fournissait leurs chevaux de 120 si ils avaient de la chance, ou alors ils avaient déjà le cheval (qui a dit élitiste?)

    et puis C’EST BÊTE MAIS LES ÉPREUVES AMATEURS SONT LE WE, ET MOI JE FAIS QUOI LE WE??? JE BOSSE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (merci d’ailleurs aux quelques clubs qui organisent des épreuves enseignant en semaine, je vous aime)

    ALORS MESDAMES ET MESSIEURS QUI CRITIQUEZ LE NIVEAU DU MONITORAT : On sait jamais : si quelqu’un peut m’acheter et m’entretenir un bon cheval, me trouver du matériel de qualité (ma selle va bientôt décéder) et un coach prêt à me donner des cours et m’emmener en concours pour pas un rond mais que le jeudi (c’est mon seul jour de repos), j’y vais tout de suite, hein… et je suis sure que je serai meilleure très vite.

    En attendant, je vais aller gagner de l’argent en donnant des cours où les gamins reviennent parce qu’ils s’éclatent (parce que c’est quand même le poney club qui fait gagner de l’argent, ben oui, et les compèt’ Club, et Lamotte, et l’animation, bref l’équitation grand public, accessible et commerçante…), et je continuerai à progresser comme je peux, (parce que je le dois à mes cavaliers et à mes chevaux de club).

    Mais PITIÉ TRÈS CHERS « PROFESSIONNELS » ARRÊTEZ DE CRACHER DANS LA SOUPE ET DE NOUS FAIRE CHIER!

    • Ah ! quel cri du cœur !
      Qui est malheureusement le reflet d’une réalité pour nombreux moniteurs « poneys » pour qui on a créé un diplôme, qui arrange quand même beaucoup de monde .. pourtant il ne cesse d’être critiqué !

      • Salut à tous, je suis diplômé du Bpjeps depuis deux et je me reconvertis dans un autre métier qui est la comptabilité pourquoi ??? Non pas parce que je n’aime pas mon métier au contraire j’ai eu la chance de coatcher trois année de suite des cavalier à lamotte et de monter deux fois sur le podium… j’en est juste marre de travailler entre 50 et 70 heures par semaine pour toucher 1300 net grand maximum par moi… je n’est pas d’argent pour m’acheter mon cheval et de plus je suis à découvert tout les moi… donc jai repris les études en me dirigeant vers un métier ou je gagnerai bien ma vie et avec lequel je pourrais me payer un cheval et sortir en concours…
        Ensuite en ce qui concerne le niveau des BP JEPS on va pas se mentir le niveau est majoritairement pitoyable… dans ma formation sur 14 on était seulement 4 à avoir un niveau galop 7 mais un vraie galop 7… la plupart n’était même pas capable de dérouler une reprise de dressage sans se taper le cul… après je ne suis pas d’accord sur le fait qu’il faut obligatoirement sortir en concours en amateurs ou pro pour être un bon enseignants ce qui fait un enseignant qu’il est bon c’est lorsqu’il va chercher à comprendre pourquoi si je fait sa, mon cheval réagit comme sa, pourquoi j’obtiens sa … comprendre la locomotion du cheval pour pouvoir enseigner et expliquer au cavalier le pourquoi du comment.
        Juste un exemple demandé à la moitié des BPJEPS ou BEES diplômé à quoi sa sert de reculer la jambes extérieure dans le départ au galop, il vous répondrons à rentrer les hanche et partir sur le bon pied ce qui n’est pas faut mais n’est pas juste non plus…
        Mécanisme du galop (petit rappel) : postérieur extérieure, diagonale extérieure, antérieure intérieure puis projection… la vraie raison pour laquelle on rentre les hanche c’est que de ce biais la on obligé le cheval à engager son postérieure extérieure qui est celui que le cheval engage en 1er lors du mécanisme du galop sur le bon pied…
        Après on vous apprendra par la suite que le fait de rentrée les hanches revient à demander au cheval de partir au galop en se traversant hors, dans le galop 7 on demande au cavalier de partir avec un cheval droit… le seul moyen de partir au galop avec un cheval droit c’est de contrôler les épaule avec le couloir de rênes, et c’est seulement l’assiette avec son mouvement et la jambes intérieure qui est la jambe d’impulsion dans toute les circonstances qui demandera le départ au galop…
        Tout sa pour vous dire que je n’est que 21 ans, je suis diplômé depuis 18 ans et je n’enseigne plus depuis 7 mois mais je sais de quoi je parle et dans l’équitation on en apprend toujours et à toute âges il suffit juste de s’instruire …
        J’ai encore énormément de chose à apprendre…
        Le problème c’est que aujourd’hui on ne forme plus des enseignant mais des animateur c’est les texte du référentiel du BP JEPS qui le dit pas moi… donc il faudrai revoir là formation et exiger un meilleur niveau à l’entrée et revoir les salaires des moniteurs pour qu’il reste dans ce métier la et pas qu’ils arrête… l’espérance de vie d’un jeune diplômé dans le métier et en moyenne de 2 ans …
        Épanouissez vous dans votre équitation, ayez soif d’apprendre encore et encore, soyez à l’écoute de votre monture car vous êtes un couple, j’aime beaucoup prendre l’image d’un centaure pour représenter le cavalier et sa monture car il ne doivent faire qu’un.

      • Ahah, bien parlé Kevin ! Dommage que tu aies décidé de te reconvertir… C’est le revers de la médaille, ils veulent des gens bons payés le SMIC… Bon je dis pas qu’on mérite le salaire d’un cadre ou quoi, mais moi si je bosse et que j’ai un minimum de reconnaissance et d’avantages genre une pension gratuite je prends !
        J’ajouterais aussi que pour coacher des cavaliers amateurs (en CSO principalement), le niveau en concours du moniteur n’a que peu d’importance. En effet quand on a devant soi un cavalier qui sort en 110-120-130, qui n’est pas capable d’expliquer pourquoi il met des rênes allemandes ou un pessoa, pourquoi il doit varier sa position sur son parcours… Ou comment il doit faire pour graisser les pieds de son cheval (rigolez pas, je l’ai vécu !), bin en fait c’est là où la polyvalence du moniteur est mise en avant… Du bon moniteur évidemment 😛

      • Ah par contre la je suis pas vraiment d’accord avec toi ! Pour coacher en 120 déjà si tu l’as jamais fait toi même je pense que du coup tu peux pas pas être crédible..
        Et enchainer 110,120 ou 130 ne demande pas les mêmes compétences ! Certains n’attendront jamais le palier 120 et encore moins 130, même avec un bon cheval.
        Mais bon tu parlais en fait d’un exemple, et en plus un bpjeps n’est pas habilité à coacher en amateur, donc la question est réglée…
        Quant aux boulets que tu décris, heureusement que j’en ai pas rencontré beaucoup, j’aurai fait une dépression !

      • Oui c’est vrai tu as raison. Enfin ce que je voulais dire c’est qu’on n’est pas obligé de sortir en concours pour être bon, j’ai simplifié 😉
        Après d’un point de vue CSO, on rencontre tellement de choses… Mon patron qui n’était pas capable de finir une 120, qui emmenait sa petite équipe en concours avec ses grands discours… Alors lui il avait des résultats sur FFE compet, mais honnêtement j’ai jamais vu un cavalier monter aussi mal en parcours… C’était même pas propre…
        C’est dans cette écurie que j’ai croisé des boulets ! Et il y en avait à la pelle ! Justement parce que sous prétexte que c’étaient des parisiens et qu’ils payaient, fallait les envoyer en amateur… Alors qu’en fait le seul truc qu’ils savaient c’était la hauteur des obstacles, et encore…
        J’ai failli faire une dépression ahah mais j’ai tenu bon ! Le plus désarmant c’était la semaine, quand fallait remettre leurs chevaux droits et dans le bon sens… Et rebelote le week end…

      • Ah oui là on est tout à fait d’accord ! C’est les chevaux qui trinquent en plus.
        D’ailleurs je ferai bientôt un article sur les coachs « gourous », y a de quoi écrire un livre ! (et sur les amateurs qui suivent d’ailleurs ..)

    • nakanios… tu as parlé pour moi… je suis exactement dans la même situation que toi !!! nous on a la soif d’apprendre et je pense que c’est ce qui nous donne cette passion d’enseigner et ce pourquoi les gamins en redemandent !! on va pas lâcher le morceau et on va y arriver pour tous ces rageux !!! qui sait, plus tard ils nous verront à la TV … !!

    • Très bon article!
      Personnellement, mon club forme de nombreux monitorats, et faut avouer que certains n’ont quand même que très peu de connaissances et un niveau carrément médiocre.. Ça fait un peu peur de se dire que quelqu’un qui ne sait pas s’occuper de son cheval va nous apprendre à nous occuper du notre. ^^
      Cependant, ce n’est pas la majorité, et j’ai passé deux ans dans des cours de BPJEPS, ça a surement été mes meilleures années. C’était des jeunes élèves motivées, qui cherchaient a nous faire découvrir la nouveauté, a nous ouvrir sur d’autres choses que le cours en reprise dans la carrière ou le concours de CSO. Elles cherchaient à adapter le niveau des exercices pour chaque cavalier, étaient très pédagogues et patientes et pourtant extrêmement exigeantes sur la technique..
      Comme quoi, il ne faut pas toujours généraliser et cracher sur ces jeunes enseignants 🙂

      • Merci ! Pour ceux qui ont vraiment un niveau limite, la question est : pourquoi sont ils pris en formation ? Pour que les formateurs aient leurs indemnités et leurs amis des stagiaires pour aider aux écuries, et c’est dommage …

  10. les moniteurs qui continuent à se former pour améliorer toujours et encore leur enseignement existent…Ma fille en a une et c’est une des mieux qu’elle ait jamais eu !

  11. Malheureusement, trouver des bons moniteurs dans des centres où les infrastructures sont correctes n’est pas évident, surtout lorsqu’on est cavalier sans son propre cheval..

    Les quelques clubs autour de chez moi, je les aient tous fait: dans l’un le moniteur ne s’intéressait qu’aux cavaliers Galop 6, dans l’autre il n’y a que peu de chevaux et un manège vraiment tout petit, et le dernier les moniteurs n’ont pas de programme, ne s’intéressent pas à la progression de leurs cavaliers et pensent tout savoir (j’ai trouvé ça extrêmement bien décrit dans le début de l’article d’ailleurs!)

    Je me suis donc résignée à ne monter qu’une semaine sur deux, en cours particulier avec un instructeur, dans une écurie privée sur un de ses chevaux, pour pouvoir continuer de progresser sans me ruiner..

    Je trouve ça désolant que l’argent soit la motivation principale de beaucoup de dirigeant, comptant sur la naïveté des parents qui, lorsqu’on les flatte de la sois-disant progression épatante de leurs enfants, sont content et ne cherchent pas plus loin.

    Je n’habite pas très loin de la Belgique, et là-bas les niveaux sont encore respectés: pour leur diplômes, les cavaliers doivent passer devant un jury officiel extérieur au centre équestre. Le centre équestre ne se sent donc pas responsable de l’échec des élèves, et ces derniers peuvent être sûr que leur niveau est réel. Car en France, beaucoup de cavaliers en viennent à douter de leur capacités, et se demandent s’ils ont réellement mérité ce galop.

    Pour parler des méthodes « d’avant » (le moniteur criant sur ses élèves) et de « maintenant » (les cavaliers « fatigués » s’arrêtant après 3 tours de galop, comme mentionné dans un commentaire plus haut), je pense que c’est au moniteur de s’adapter.
    Bien sûr, crier sur des baby poneys ou sur un cavalier ayant prit peur serait stupide.
    Mais hausser le ton sur des cavaliers qui n’ont pas envie de se fatiguer ou qui osent répondre au moniteur (j’en ai vu plusieurs qui, n’étant pas d’accord avec leur enseignant, parlaient plus fort qu’eux pour leur dire que leur méthode était inutile et qu’ils savaient comment faire [Pourquoi montes-tu encore en cours alors? Bref]).
    L’équitation est une école de discipline où le cavalier doit se remettre continuellement en question: s’il n’y a plus de respect, ces deux notions ne sont donc plus concevables.

    Je trouve cet article vraiment bien rédigé, et il devrait être lu par tous les cavaliers, parents de cavaliers et dirigeant de club. Cela ouvrirait peut-être quelques yeux restés fermés et permettrait de faire un peu changer toutes ces réalités portant préjudice à la vraie équitation…

    • Dommage que vous soyez si loin ! Je suis tout à fait d’accord avec votre point de vue. L’enseignement de l’équitation est un équilibre difficile à trouver, et malheureusement le chemin qui a été pris n’arrange bien. Pour les dirigeants de club c’est aussi difficile au quotidien niveau financier, et ça contribue à tout ce marasme.

  12. nakanios… tu as parlé pour moi… je suis exactement dans la même situation que toi !!! nous on a la soif d’apprendre et je pense que c’est ce qui nous donne cette passion d’enseigner et ce pourquoi les gamins en redemandent !! on va pas lâcher le morceau et on va y arriver pour tous ces rageux !!! qui sait, plus tard ils nous verront à la TV … !!

  13. Bravo pour cet article, très bien écrit 😉
    Je zone sur internet depuis quelques temps, rupture des ligaments croisés oblige… Ma seule façon d’avoir un lien avec mon travail en ce moment c’est les forums !

    En bref, j’ai eu mon BP en 2012, commencé en 2010. Certes le niveau est très… aléatoire. Et du coup injuste pour ceux qui se donnent les moyens de réussir. Parce que même les plus mauvais l’ont au rattrapage… Ca je ne comprends pas.

    Je suis cependant fière de mon diplôme puisqu’en effet je me suis donnée les moyens, j’ai travaillé dur, et je me suis servie de mon cerveau…

    J’ai eu la chance (ou la malchance… à voir selon le point de vue) d’être en contrat pro dans l’écurie où se déroulait la formation. Assez grosse écurie, où l’on pouvait rencontrer à peu près tous les types de cavaliers (du propriétaire parisien en passant par le baby poney, le cavalier handicapé, ou l’ado difficile). Cette diversité m’a permis de m’enrichir d’un point de vue pédagogique. Et même si c’est chiant, selon moi ça aide à être meilleur.

    De plus, dans cette écurie il y avait une équipe concours de SO. Ma discipline favorite étant le dressage, j’ai eu la possibilité de monter de bons chevaux d’amateurs/pros, et de ne pas sauter seulement 1m, donc de m’améliorer. J’ai eu la chance d’avoir une super instructrice, et d’être bien entourée.

    Mon grand regret est de ne pas avoir dans mon bagage équestre la partie concours… Faute de moyens. En effet comme cela a déjà été dit dans les commentaires, moyens financiers mais aussi physiques… Comment aller en concours quand on travaille le week end ? Et comment se payer tout ça en ayant 800€ par mois ? Malheureusement on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre…

    Les formateurs de ma région ont cependant amélioré les choses (après ma promo…), en rendant obligatoire la participation à au moins 6 concours durant la formation.

    En conclusion, ce diplôme est certes un peu mal vu, dénigré, nul, tout ce que vous voulez.. Mais ça c’est la faute de la laxité des formateurs, et du coup, des élèves qui en deviennent feignants…

    Quand on se donne les moyens et qu’on fait des efforts, qu’on reste ouvert et qu’on continue de se poser des questions, pour moi, ce diplôme est tout à fait valable 😉

    • C’est une très bonne nouvelle que vos formateurs aient mis en place la participation à quelques concours, ça bouge , c’est bien ! Et bien sûr que le diplôme en lui même est valable, le problème c’est comment il est mis en oeuvre .. J’espère que les choses vont évoluer pour la réputation des moniteurs, parce que j’ai l’impression qu’en ce moment c’est l’argument facile de tirer sur les BPJEPS à tout va !

  14. moi je ne tirerai pas sur les BPJEPS, je pense que c’est comme dans tous les métiers, y’a des compétents et des moins compétents, des sympas et des pas sympas…
    J’ai 34 ans et j’ai commencé l’équitation en 94, changé mon cheval d’écurie plusieurs fois et des enseignants j’en ai connu des tas! mais j’avoue ne pas aimer les évolutions que je constate.
    – On apprend de moins en moins le fonctionnement global du cheval, le travail sur les allures, la mise en main… à la place, il y a des exercices, avec des plots partout, des couloirs de barre: ils appellent cela la matérialisation… nous on avait les lettres et on s’en servait, pour doubler on partait de A et on allait vers C et puis si on n’allait pas droit on recommençait!
    le problème à mon sens, c’est qu’on prémâche tout et les cavaliers, une fois lâchés dans le manège tout seuls avec un cheval ne savent plus quoi faire de leur peau. On est sensés rendre les gens meilleurs à cheval et à la place on les rend dépendants d’un enseignant.

    – 2e écueil, la pédagogie active.
    une monitrice de mon club avec qui j’avais une discussion l’autre jour m’a dit que c’est ce qui se faisait désormais et qu’elle résume comme suit: faire faire les exercices et le cavalier doit en comprendre les bienfaits… je schématise mais il me semble que c’est l’idée générale.
    Quant à moi, si « de mon temps » on avait enseigné comme ça, j’en serai encore à tirer sur ma rêne intérieure sans comprendre pourquoi mon cheval ne fonctionnait jamais convenablement!
    j’ai débuté avec des moniteurs qui ne reprenaient jamais là dessus et un nouveau moniteur est arrivé et m’a dit: » stop! c’est pêché! tu coupes l’engagement de ton postérieur interne, le dos ne peut pas monter et ton cheval, si jamais il s’arrondit quand même, sera au dessus de la main! ça donne un cheval en 3 morceaux… quesako? démonstration stick en main, tantôt concave, tantôt convexe… Illumination… « ah c’est comme ça que ça fonctionne un cheval…. » ma vie de cavalière a changé ce jour là 🙂
    Ce moniteur rend nostalgique tous les élèves que nous étions. Ce n’était pas le plus sympa ni le plus rigolo, mais avec lui on n’apprenait pas tellement l’équitation, mais à travailler les chevaux dans le bon sens.
    Il est resté 2 ans (le temps d’un emploi jeune): la 1ere année, il a enlevé tous les enrênements des chevaux et s’est concentré sur la cavalerie et son fonctionnement. Beaucoup de travail sur le cercle, épaule en avant, on agrandit, on rétrécit, aides diagonales, on fait descendre les chevaux, on les remonte, de la gymnastique, de la méca à l’obstacle… on a vu les chevaux se transformer, les cavaliers devenir bons et réfléchir à cheval… une fois ces principes de travail acquis, on passait à des choses plus techniques: les chevaux étant dans le bon sens et les cavaliers attentifs, les exercices, ,bien expliqués, étaient fluides et relativement faciles… et les cavaliers se sont mis à tout rafler en concours 🙂 Des cavaliers qui l’ont connu et montaient avec lui, personne n’a arrêté de monter, quasiment tous sont devenus propriétaires. Ils nous a appris à envisager l’équitation en générale et le travail d’un cheval en particulier comme un projet à long terme, passionnant intellectuellement et sportivement. Ceux qui étaient très orientés cso y ont compris l’intérêt du dressage pur et ne se contentent pas d’enchaîner les détentes en attendant la prochaine séance de saut.

    Il me semble qu’il y a des choses en équitation que le cavalier lambda (ce qui exclue le pur génie) ne peut pas comprendre seul en se creusant le ciboulot… à moins qu’il n’ait la démarche de lire sur le sujet!
    Pour moi, la pédagogie d’aujourd’hui ne cadre pas assez les cavaliers… je me surprends à enseigner parfois aux ados de mon club quelques grands principes que l’on m’a inculqué mais pas forcément leurs enseignants:
    – on ne tire pas sur la rêne intérieure, elle est là pour donner le pli et décontracter.
    – un exercice ça se prépare et se construit comme une phrase: une majuscule et un point.
    – comment muscler un cheval convenablement
    – prendre des points de repère
    – comment faire une leçon de jambe
    – où poser son regard dans les exercices…

    et j’en passe!
    vu récemment un BE2 expliquer à ses élèves ce qu’était un bon arrêt… mais pas comment l’obtenir. et dans la même séance, faire faire des transitions pas trot pas, les gamines obéissant vite pour faire au mieux, mais jamais la fameuse phrase « on se prépare à passer au trot… trot! » donc aucune préparation et des gamines couchées en arrière (au lieu de se grandir) tirant sur la bouche qui fait aïe de poneys creux.
    Et moi dans un soupir: putain mais qu’est ce qu’on leur apprend à Saumur?

    3) des œillères!

    Mes moniteurs n’aiment pas ma façon de travailler mon cheval:
    – je marche trop? 15-20 mn ordre du véto, il a 14 ans, les membres secs, 0 molettes.
    – j’interviens trop, notamment sur sa rectitude?conseil de l’osteo étant donné qu’il pousse plus d’un côté que de l’autre, la faute de ses hanches dont l’une est un poil plus haute.
    – je le ramollis par le pré? il vit sa vie de cheval 3h par jour.
    – le pessoa c’est pas bien? 1ere nouvelle…

    On ne peut pas discuter avec eux, ils ont tjrs raison… les 4 moniteurs du club… le fait que j’ai mon cheval depuis 10 ans ne compte pas de même que mes 20 ans d’équitation, je ne suis pas « professionnelle ».
    Partant de là, plus aucun échange possible, j’aurais toujours tort 🙂 mon cheval, je le travaille pas bien, et pourtant il est de leur avis, je cite, bien musclé, dans le bon sens, bien dressé, agréable à monter, une bouche molle et malléable.
    cette année, je suis repassée en pension simple. Pas pour des raisons financières mais parce qu’après les enseignants (tous!) je ne retrouvais pas mon cheval: cette fameuse rectitude oubliée par eux, je ne sentais que ça, et un cheval contracté par des cavaliers qui au lieu de chercher mes boutons avaient plaqué les leurs.
    le pompon: une monitrice qui a décidé de travailler les changements de pied (et non de lui apprendre, nuance de taille) sans continuer à travailler le galop à faux en parallèle. Résultat: un cheval (émotif certes) qui s’est fait mal ou peur, et qui panique dans le contre galop à l’idée qu’il va falloir changer de pied au bout de la diagonale.
    Pompon 2: une autre monitrice qui s’agace dans ce fameux galop à faux… et un cheval qui devient flippé même à l’idée de galoper à juste.
    Encore un grand principe oublié: quand on apprend les changements de pied, on continue en même temps à travailler le galop à faux….soupir…

    récemment, j’ai prêté mon cheval pour un stage enseignant avec un cavalier de grand prix, curieuse de savoir ce qu’il en dirait.
    La veille, je le prête à la fameuse monitrice pour qu’elle se remette avec lui: voyant qu’elle a du mal à l’avoir rond (alors que cela ne pose pas de pb d’habitude) je rentre dans le manège (nous étions seules) et je la fais travailler un peu en lui expliquant comment il fonctionne: rien de bien sorcier, cercle, décontraction, épaule en avant…
    Elle, en désaccord avec tout, la rectitude se travaille en ligne droite, si il pousse ça va venir… et moi concluant par un cinglant « écoute c’est mon cheval alors si t’es pas d’accord tu descends »
    le lendemain, sans mentir, le fameux cavalier de grand prix lui a dit la même chose que moi quasiment dans l’ordre et elle de remonter de la carrière en me lâchant « mea culpa » d’un air semi courroucé et vexé.

    Tout ça pour dire que ce n’est pas le diplôme ou son intitulé qui compte, c’est comment on construit les enseignants.
    Je pense que le souci c’est qu’on en fait plus des « hommes de cheval ».
    Des pédagogues oui (même si la méthode choisie n’est pour moi pas forcément la meilleure ou alors est très mal comprise), des gestionnaires oui, dans une certaine mesure.
    Mais un enseignant d’équitation, moniteur ou instructeur, ne doit pas se résumer à un donneur de cours ou un dirigeant de structure.
    Ils doivent être un peu véto, un peu agriculteur, un peu amoureux des chevaux, …
    Une monitrice m’a demandé une fois ce qu’était l’arthrose ou encore la maladie naviculaire (peut être était-elle gênée de demander au véto)
    Un BE2 qui ne sait pas faire une clôture.
    Un autre BE2 me voyant remonter mon cheval et sa copine du pré alors qu’ils venaient de sortir:
    pourquoi tu les remontes? le pré a été tondu… et alors? y’a des tontes de gazon partout… et alors? ben c’est pas bon pour eux… ah bon? ben oui… pourquoi? ben ça fermente… ah bon? et comment on tond les prés alors? ben on les broie… ah bon?
    et moi soupir et rebelote: mais putain ils apprennent quoi à Saumur?

    Un bon enseignant, à mon sens, se résume à ça et quelque soit le diplôme:
    c’est un homme ou une femme de cheval, il aime l’ animal et a à cœur de conserver son intégrité. Par suite, il a des notions de médecine vétérinaire et quand il ne sait pas faire son diagnostic ou ne sait pas soigner, il a l’humilité d’appeler le véto.
    Il est bon cavalier ou au moins suffisamment pour proposer une cavalerie adéquate, ainsi que pour prendre le relais sur un cheval quand l’élève est dépassé. et pour avoir le respect de ses élèves (même s’il est vrai que d’excellents enseignants ne montent pas bien… et inversement)
    Il a au moins un savoir faire basique de « fermier »: les clôtures par ex ou encore négocier son fourrage… j’ai personnellement tendance à prendre pour un guignol un dirigeant de club qui paye son foin 5 fois le prix de ce que je le paye (expérience vécue)
    Quant à l’enseignement, la pédagogie qu’on lui a appris à appliquer oui mais avec discernement cad que dit précédemment il y a des principes auxquels on ne déroge pas…sous risque non seulement de fabriquer des cavaliers médiocres mais surtout d’abîmer sa cavalerie .
    Si l’enseignant a une méthode qu’il considère comme la meilleure, l’enseigner certes, mais accepter des adaptations en fonction des chevaux que l’on a en face qui hélas ou tant mieux, ne fonctionnent pas tous pareil… et accepter l’échec! et s’adapter… plutôt que de s’entêter et échouer encore et toujours.
    Apprendre cette adaptation au cavalier, que par exemple, un cheval sur les épaules et un qui a le nez en l’air ne se montent pas pareil…

    l’enseignant n’a pas peur de faire venir de temps en temps des intervenants extérieurs: il ne se sent pas menacé dans sa toute puissance et considère que c’est constructif.

    Apprendre au cavalier à travailler un cheval, en respectant notamment les temps de détente, et replacer les exercices appris dans une progression à long terme.
    Une épaule en dedans oui, dire que c’est l’aspirine du cheval, oui, mais pourquoi on dit ça, et ça ressemble à quoi une bonne épaule en dedans? combien de pistes? c’est quoi une piste? et la volte avant, quel diamètre?
    arrêter de prendre des raccourcis 🙂

    Et puis être droit dans ses bottes: trop d’enseignants pratiquent le faites ce que je dis pas ce que je fais.
    On ne longe pas tous les jours… oui mais toi tu le fais! 🙂
    Vu une fois, un passage de galop 1 où on demande aux enfants comment on paille bien un boxe… dans un club où les chevaux étaient tout le temps sur le fumier, un comble quand même…

    Entendu: une monitrice dire « tous mes élèves sont nuls »… et moi une forte envie de lui dire que le dénominateur commun c’est encore elle 😀
    de l’humilité et de la remise en question que diable!
    et du dialogue…
    une enseignante se plaint que son cheval plonge sur les épaules. je regarde et il s’avère qu’elle le fait descendre souvent_ ce qui est très bien_ mais très ouvert et répandu.
    Et moi de dire: essaye de le descendre plus rond pour que le dos reste tendu, garde les postérieurs actifs et le laisse pas plonger…
    ah non chuis bête, c’est pas moi la pro, mes conseils sont tout pourris… et le cavalier de GP du stage de lui dire: stop stop! il plonge! c’est ta mise en main que tu dois descendre d’un cran, puis de 2… et moi… soupir… 😀

    Pour conclure (enfin):
    Il y a de très bons BPJEPS et de mauvais DEJEPS…
    quelque soit le diplôme, son appellation, sa formation, le bon enseignant est pour moi, celui qui a les qualités que j’ai énoncé plus haut… et souvent il les avait avant de se lancer dans une formation.
    Qualité de la cavalerie, de la structure et des élèves suivront…. les propriétaires prendront des cours avec lui au lieu de prendre le van et d’aller bosser avec le cavalier pro du coin. il aura le respect de ses cavaliers qui sauront se placer dans un rôle d’élève et non plus de client…et il saura fidéliser! car un bon enseignant ça fait une bonne ambiance, saine et sympathique 🙂

    • Super commentaire ! Très vrai .. Bien sûr que ça ne sert à rien de tirer sur les BPJEPS car ils ont juste profiter de la formation qui leur a été donnée. Et elle peut être bonne ou mauvaise selon les endroits.
      Je suis vraiment on ne peut plus d’accord avec l’ensemble du commentaire (euhhh par contre je suis nulle en fourrage, c’est grave ?)

  15. meuh non c’est pas grave… ce qui serait grave c’est d’être trop fier ou prétentieux pour ne pas prendre les conseils de gens non professionnels peut être mais parfois bien plus avisés 🙂
    réflexion valable en toute chose: 1+1 = 3 c’est à dire que la somme des talents dépasse la simple addition!

    • Moi j’ai mon mec qu’est super fort pour ça … C’est bien pratique ma foi !
      Ah mais dans ce milieu faut toujours dire que t’as appris tout tout seul, que t’es très fort et que tu sais tout. Sinon tu passes pour un blaireau !

  16. Excellent article!!. J’ai moi-même suivie la formation BPJEPS que je n’ai pas pu valider à cause d’une chute qui a laissé des traces ^^

    Avec le recul je pense que je n’avait pas le niveau pour suivre cette formation, et surtout ,pas le caractère pour être une horsewoman ! ( pas facile d’être un bisounours quand on doit monter des fauves à longueur de journée, se faire brayer dessus et supporter la compétition entre les élèves eux-même!)

    J’était dans un centre de formation où on montait le matin 3 chevaux:

    -la 1ère séance, on faisait mise en selle sur des chevaux d’attelage à peine débourrés à la monte à 15 dans une petite carrière.

    – la 2ème séance, on montait les chevaux d’école ( c’est à dire, les chevaux champions du monde d’attelage à la retraite qui l’aurait bien mérité mais ce retrouvait à supporter nos erreur et à enchaîner les parcours.) pour travailler la technique, toujours à 15 dans un manège

    – la dernière séance, on sortait les dernier chevaux ( en gros ceux qui restaient). Imaginez un cours avec des poneys d’attelage, des papis de club mélangés aux chevaux de trait rudement content d’être dans un petit manège où plus aucune règles n’existait que de rester sur le dos de sa monture par tous les moyens. Evidemment comme on avait mis l’instructeur de mauvaise humeur, qu’il nous avait hurlé dessus toute la matinée, là on travaillait en « autonomie ». ( on espérait juste finir notre détente sans écraser personne, sans se retrouver accroché à une ferme du manège ou sans apprendre à voler! En tout cas, les chevaux s’amusaient eux!!)

    L’après -midi, et bien on devait s’occuper comme on pouvait parce que rien n’était prévu.Si on le voulais on avait accès à une bibliothèque pour étudier les grands classiques de l’équitation, ou regarder des vidéos de spectacles équestres. Sauf quand on se cassait le nez sur une porte fermée ( les 3/4 du temps.)

    L’instructeur était un excellent cavalier, mais très mauvais pédagogue. Plutôt que de reformuler les consignes qu’on ne comprenait pas, il répétait la même phrase et finissait par monter notre cheval en disant  » tu vois que c’est facile ». ( mais heureusement que tu y arrives, tu es instructeur quand même, mais ça ne m’explique toujours pas comment obtenir ce résultat)

    Sa principale mission était de nous apprendre à travailler en SECURITE, alors j’ai été surprise quand, après avoir percuté un mur et perdu connaissance, il m’a relevée, enlevée mon casque, laisser aller seule dans un bureau le temps qu’il faisait son dernier cours. Et que répondre quand il me demande si ça va aller pour conduire jusqu’aux urgences alors que je ne pouvais pas m’appuyer sur ma jambe gauche et que j’avait des étourdissements.
    ( Les pompiers au bout de la rue, nan il ne faut pas les déranger pour si peut!!)

    Alors oui les BPJEPS n’ont pas un niveau technique extraordinaire, mais il faudrait commencer par avoir des lieux de formation de qualité, revoir les diplômes et arrêter de privilégier la quantité à la qualité ( pour ne pas dire privilégier le côté financier).

    Pour ce qui est du nombre d’heures travaillées pour un si maigre salaire, malheureusement c’est la réalité du métier. Alors pour pouvoir avoir mon cheval et sortir en compétitions de dressage, j’ai fait une formation d’assistante commerciale qui me permettra de financer ce qui est devenu mon loisirs.

    • Un témoignage édifiant !! Assez scandaleux tout de même …
      Merci en tout cas d’avoir eu le courage d’écrire.
      Et je pense aussi que vous profitez bien plus des chevaux comme vous le faites maintenant !

  17. Je me reconnais un peu dans cette analyse. Car oui, j’ai 20 ans et je suis diplômée BP JEPS. Bon, en mention Tourisme, mais c’est pareil (et ne me dites pas le contraire, par pitié!). Alors oui, aujourd’hui la formation passe avant tout par l’animation. Et dans combien de CE l’apprentissage passe par le jeu, par les animations, les anniversaires ect. Après oui, en équit’ comme en Tourisme on ne saute pas plus d’1m, 1m10. Mais il faut aussi penser que le moniteur fraichement diplômé est libre de vouloir encore progresser. Et c’est mon cas car, même étant diplômée, je suis encore loin d’être parfaite et je suis consciente que j’ai énormément à apprendre. Je pense qu’il faut arrêter de penser qu’être diplômé à 20 ans c’est un tort, et que les jeunes moniteurs de cet âge là sont imbus d’eux mêmes et qu’ils se croient plus forts que tout le monde. La majorité ne sont pas comme cela.

    • Je suis d’accord avec ta vision des choses (bon même si t’es BPJEPS tourisme … hihi !) mais tout le monde n’a pas cette façon de voir les choses malheureusement ! Moi je suis bien contente qu’à l’exam le parcours n’était pas à plus 1.05/1.10 m ça m’a bien arrangée, mais je trouve que c’est limite quand même. Justement y a ceux qui veulent continuer à évoluer et puis les autres, sauf que les autres continuent aussi d’enseigner parfois.. Donc si c’est pour former des élèves qui ne voient que par le jeu et le minimum technique c’est dommage pour les futures générations de cavaliers (et surtout pour les chevaux ! car même pour faire du « loisir » il faut des chevaux bien musclés et bien dressés !).
      J’espère que tu vas continuer à avoir la niaque pour qu’il existe encore de nombreux mono passionnés… et passionnants !

  18. Sagouis Jean-Marc

    Malheureusement, le constat est le constat !…..

  19. Moi j’les aime bien les BPJEPS… Mes monos en sont et sont de bons conseils et ne nous ont jamais caché qu’elles n’avaient pas La Science de l’Equitation!
    Elles sont mêmes du genre à cacher que l’une d’entre elle se classe en Amateur 2 GP ( merci FFEcompet 😉 ).
    Alors il y en a sûrement des nuls et prétentieux ( comme certains cavaliers de Club ou de Ponam) qui s’imaginent être les nouveaux Nuno, je dis pas! Mais jusque là je les ai évité ( sauf une fois en stage hors de mon CE) et je vais continuer! Je veux pas avoir un cours avec la tarée de la vidéo… Elle me casserait les pieds avec un marteau car ils sont en canard ( promis je me soigne!)!
    Par contre il y a un « défaut » récurrent chez les Bpjeps… Ils sont super gourmands! S’il y a eu une chute et que le gâteau est là elles profitent du fait que tout le monde soit occupés à détendre ou à panser pour boulotter le goûter ^^!

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