La mode des muserolles, automne hiver 2013

Il y avait un concours club aujourd’hui. C’était la mode des muserolles croisées depuis quelque temps. Mais voilà que je vois maintenant des muserolles allemandes fleurir sur les naseaux des poneys de club. Qu’ont-ils donc fait pour mériter la muserolle la plus sévère? Les cavaliers suivent ils une mode (les muselaines de couleurs sont tellement 2011…)?

Les muserolles seront dont ma fixette du jour!

Je sais bien que les jeunes aiment bien pomponner leur poney préféré. Mais ils passent des examens aussi (puisque ceux là font de la compétition club) où me semble-t-il on apprend qu’il existe différents types de muserolles. Mais leur apprend-on leurs actions sur le chanfrein du cheval?

Petit résumé:

Muserolle française avec noseband ou muserolle combinée.

Muserolle française avec noseband ou muserolle combinée.

C’est la moins contraignante: on peut enlever la partie en cuir passant sous le mors (le noseband), dans ce cas elle n’empêche pas le cheval d’ouvrir la bouche (pour passer la langue, se défendre, ou manger en balade ..). Si on a un soucis avec une bouche trop ouverte, on remet le noseband et tout rentre dans l’ordre!

Muserolle croisée, celle à la mode depuis quelques année.

Muserolle croisée, celle à la mode depuis quelques année.

Voici la star des paddocks poneys depuis quelques temps: la muserolle croisée exerçant une forte pression sur le chanfrein, les fabricants ont eu l’idée ingénieuse de décliner la « moumoute » sur le nez ou muselaine de toutes les couleurs, quoi de mieux pour imposer son look sur la piste. Pourquoi cette moumoute (oui j’aime le mot « moumoute »)? Peut-être dues à des blessures de frottement. Cette muserolle n’est pas négociable, on ne peut pas retirer la partie qui ferme la bouche devant le mors. De plus les anneaux sur les côtés appuient sur les apophyses zygomatiques (celles ci vous les connaissez, c’est le seul truc que l’on retient quand on apprend les parties de la tête), au même endroit que les points de compression des licols éthologiques. Cette muserolle est apparue dans les années 80 environ.

Elle est donc plus « dure » et agit en plus de la main du cavalier. Sympa sur des poneys qui n’avancent déjà pas et subissent les erreurs de mains des cavaliers débutants…

Muserolle allemande.

Muserolle allemande, détrônera-t-elle la croisée pour les prochaines saisons?

Pour finir, voici celle qui est en passe de devenir la grosse « cool » des muserolles, même si elle existe depuis très longtemps. Mais les modes ça va ça vient. Peut être que les jeunes se sont lassés de leur moumoute rose, ou l’ont abandonnée suite à un accident (le poney affublé de sa maxi moumoute jaune pétard n’ayant pas vu le seul arbre de la carrière)?

Déjà son nom: « muserolle allemande » ça sonne comme un gage d’efficacité! Tu m’étonnes John (ou Jan plutôt) si je puis me permettre..mais oui qu’elle est efficace celle ci! Elle ferme bien la bouche certes mais elle peut également légèrement étouffer l’animal car son point de compression se situe juste au dessus des arrivées d’air de l’équidé. Cet endroit sensible peut vraiment gêner l’animal si elle est réglée trop bas ou trop serrée. Car moins oxygéné, il sera moins enclin à vous embarquer…malin! On imagine déjà les effets secondaires dans des mains inexpérimentées…

 

HUM! Plus sérieusement, chaque matériel peut avoir son intérêt, certains chevaux sont plus à l’aise avec telle muserolle. Mais il serait quand même judicieux que les cavaliers se renseignent avant de suivre les copains, les marques, bref les modes. Qu’ils apprennent aussi à régler le matériel, c’est quand même la base avant de songer à monter.

 

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Publié le 8 décembre 2013, dans Réflexions, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. La muserolle … ce mot est amère dans ma bouche. Instrument qui inflige beaucoup de souffrance car très mal utilisé par les « petits » cavaliers. On m’a toujours appris à laisser deux à trois doigts entre l’os et le cuir… maintenant les moniteurs oublient (volontairement ?) de préciser cette consigne aux cavaliers.

    Encore une fois, on exécute que si l’on apprend. Article intéressant cependant, mais cette outil n’est pas pour moi !! 😉

    • Tout à fait! Combien de fois me suis je fait reprocher de ne pas l’avoir assez serrée?
      Après c’est un outil qui peut servir et je m’en sers (j’ai un cheval parfois coquin et assez fort du bout du devant pour moi). Mais le moins possible! A la maison je ne met pas de noseband et elle n’est jamais serrée. Je le met en concours pour assurer la précision mais jamais je ne la serre. Je n’en vois pas l’intérêt, à part le braquer et le pousser à se défendre. Mais après chacun sa méthode du moment qu’on connait les répercussions et qu’on en prend conscience réellement! (pas juste faut lui clouer le bec…)

  2. Oui après à chacun de savoir l’utiliser à bon escient 😉 Mais si déjà on commencé par apprendre aux cavaliers à savoir la mettre… !

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