J’éthologie donc je suis..

Quand on pense éthologie on s'imagine faire ça...

Quand on pense éthologie on s’imagine faire ça…

Mais voilà ce qui peut aussi arriver:

L’autre jour je vois une propriétaire qui lâche son cheval dans le rond de longe. Elle court un peu derrière avec sa chambrière, il galope et puis paf le drame: il s’arrête à l’autre bout du rond de longe (qui est un peu grand à sa décharge), la narguant légèrement.

Je n’ai pas tout suivi mais là voilà qui s’approche de lui, tend sa main en guise de proposition d’amitié et re-paf (attention comique de répétition) coup de chambrière pour le faire déguerpir.

Cette session s’est finalisée par le cheval arrêté à l’autre bout du rond, mais une proprio qui avait l’air satisfaite.

Mais que faisait elle donc? Un join-up évidemment.

Mais oui cette technique d’éthologie consistant à faire fuir le cheval pour lui signifier que vous êtes le chef jusqu’à temps qu’il accepte de revenir vers vous dès que vous relâchez la pression sur lui. Vous devenez donc le dominant et le cheval s’en remet à vous avec joie (parce que c’est moins fatigant de s’en remettre au chef que de réfléchir, et ça c’est valable pour les chevaux comme les humains)

Voilà donc une nouvelle « discipline » équestre qui marche fort. Nous parlons d’éthologie équestre et non pas d’éthologie scientifique (étude du comportement du cheval dans son milieu naturel, s’il existe encore d’ailleurs).

Le but de la manoeuvre est assez séduisant: s’appuyer sur le comportement naturel du cheval pour le comprendre et le dresser au mieux. L’idée vient des hommes de cheval travaillant en équitation western qui ont eu l’idée de comprendre le cheval plutôt que de le brimer.

Mais voilà comme toute discipline/mode il y a la théorie et la mise en pratique.  Pour ma part je n’entend pas que mon cheval me prenne pour l’un des siens (dominant ou non) car je ne sais pas vraiment galoper ni faire le flehmen. Mais comme je suis ouverte d’esprit je me suis renseignée et j’ai même pris cette option au BPJEPS (je ne recule devant sacrifice!).

De part mon expérience je vais donc pulvériser quelques lieux communs:

1 ) Le licol éthologique est plus « doux » pour mon petit chéri d’amour: FAUX ! Les noeuds sont situés à des endroits stratégiques qui appuient sur des zones hyper sensibles de la tête. Et oui, les cowboys ne sont pas fous .. faut quand même pouvoir maîtriser les 500 kg qui sont devenus ton meilleur ami.

2) Le join-up permet de développer une vraie complicité (mot très à la mode) avec ton meilleur nouvel ami. FAUX! Des études scientifiques (j’ai le lien quelque part mais j’ai la flemme de le retrouver) ont montré que bloquer plusieurs fois de suite le cheval quand il fuit, lui fait secréter certaines hormones. Les mêmes en fait que les proies (comme la gazelle) secrètent lorsqu’elles sont bloquées par un prédateur après une fuite, celles-ci « droguent » l’animal pour mieux le préparer à mourir sans trop souffrir (glamour isnt’it?).. cette méthode menée de façon trop violente peut causer des dommages irrémédiables dans le cerveau, laissant le cheval léthargique à vie, comme lobotomisé (au moins il bougera plus et sera votre meilleur ami mollusque à vie, quelle belle complicité..)

Evidemment tout n’est pas à jeter dans ces méthodes, les méthodes de désensibilisation ont porté leurs fruits plus d’une fois. Et chercher à résoudre des problèmes à pied avant de le faire à cheval est souvent utile pour le cavalier qui tient à sa vie.

La seule chose qu’il faut garder en tête c’est que peu importe la méthode utilisée, on ne remplace pas les années d’expérience. Faire les jeux de Parelli ne vous feront pas traverser la flaque qui fait peur à cheval si vous n’avez pas l’expérience, au mieux ils vous rassureront, et c’est déjà pas mal! Andy Booth (qui a porté l’éthologie en France) est un homme de cheval avant tout. Même en essayant de faire pareil que lui on n’arrivera pas au même résultat, car le timing, la posture et la personnalité font l’homme de cheval..

Il reste trop souvent cette idée que l’éthologie est inoffensive, qu’on peut débuter le travail en liberté seul sans encadrement et que c’est le seul moyen de nouer de vrai lien avec son cheval (alors que l’emmener brouter c’est bien aussi..). Au final on voit de nombreux cavaliers qui ne maîtrisent ni l’éthologie, ni l’équitation classique et sont complètement dépassés par leurs chevaux.

Rester ouvert d’esprit, continuer à tester des choses nouvelles..mais gardons du recul pour proposer à nos équidés des solutions de travail adaptées qui feront la vraie complicité!

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Publié le 1 décembre 2013, dans Réflexions, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 47 Commentaires.

  1. Comme toujours, j’adhère à 100%! Merci pour ce nouvel article!!

  2. J’adhère presque à 100%… je suis ce qu’on appelle une « éthologue » (avec un diplôme universitaire d’éthologie scientifique, si si !) et je n’ai jamais pratiqué, et refuse de pratiquer, le join-up. Pour moi, cette pratique est une aberration. Et je ne me prends pas non plus pour un cheval, d’ailleurs les miens savent très bien faire la différence entre leurs copains de pré et moi ! Ceci dit je devrais essayer, ça pourrait être marrant… A part cela, beaucoup de vrai dans cet article… et un grand bravo pour ce blog que je viens de découvrir, et sur lequel je reviendrai.

    • Merci beaucoup,
      Je suis contente de voir que je n’ai pas dit trop d’inepties! Pas facile de s’y retrouver avec tout ce qui est proposé..mais déjà bien se renseigner c’est la base pour moi..
      Merci de votre témoignage!

  3. Super article qui remet bien en place les choses. Merci

  4. Propriétaire de chevaux qui vivent au pré, j’ai commencé la pratique de l’équitation à la cinquantaine, jusqu’au cinquième galop et me suis tourné vers l’équitation de loisirs, et je passe énormément de temps avec mes chevaux ; mon témoignage est donc celui d’un petit amateur sans prétention ; je suis tout à fait d’accord avec votre analyse qui confirme mes idées. Cependant j’avoue être assez ébloui quand je vois un cheval monter seul dans son van alors que bien des professionnels ont assez souvent des difficultés et je m’interroge sur les pratiques qui amènent à de tels résultats !

    • Merci pour votre commentaire!
      Je ne dis pas que tout est à jeter dans l’éthologie, bien au contraire, toujours rester curieux..
      Pour ce qui est du cheval qui rentre tout seul dans le van (je vois de quelle vidéo vous parlez je crois): déjà il s’agit de l’aboutissement d’un long travail fait par un spécialiste, qui fait des spectacles. Je connais beaucoup de chevaux qui rentrent sans problème aussi. La différence entre cette vidéo et les professionnels qui vont sauter tous les we par exemple, c’est le temps accorder à ce genre de chose. La il y a des heures de travail, et la plupart des pros ne passent certainement pas autant de temps pour faire monter leur chevaux en van. Je ne dis pas qu’ils ne gagneraient pas du temps sur le long terme à en perdre un peu pour faire les embarquer dans le calme. Mais au final il s’agit quand même d’hommes de cheval et un débutant total n’aura jamais les mêmes résultats, méthode éthologique ou pas!

      • merci pour une réponse qui correspond à ce que je supposais, mais cela me réconforte d’être en accord avec des amis plus expérimentés.

      • C’est sur qu’en passant des heures à faire un travail dans le jeu pour embarquer, ils iront facilement!
        Les cavaliers pro que je connais n’ont pas forcément le temps, mais tous ne sont pas fermés d’esprit. Je crois qu’il faut dépasser les caricatures et comparer ce qui est comparable. En tout cas se poser la question c’est déjà la clef de tout!

  5. Je ne suis pas du tout étonnée de ce qui arrive à la jeune fille sur la vidéo. Elle n’a pas tenu compte des avertissement que lui donne son cheval depuis le début, elle travaille dans un endroit avec, au moins, un autre cheval en liberté présent, et ce ne sont surement pas les seules erreurs qu’elle doit commettre. Il se peut aussi que l’endroit où elle « travaille » le cheval soit aussi son paddock habituel. Bref, beaucoup d’erreurs qui traduisent un manque de rigueur et d’expérience qui conduisent à l’accident.
    Sans être une pratiquante assidue, je peux vous assurer que l’on peut pratiquer un join-up sans traumatiser un cheval a condition de savoir le faire correctement, comme tout ce qui s’agit de l’éducation des chevaux d’ailleurs. L’ignorance et la prétention font plus de mal aux chevaux que les techniques de dressages dites « éthologiques » (je suis d’accord pour dire que ce nom n’est pas le meilleur choix). Ces techniques sont apparues pour contrer les méthodes violentes qui étaient utilisées pour le débourrage et le dressage des chevaux notamment aux USA. Elles ne sont pas forcément utiles si le cheval à été correctement éduqué depuis son plus jeune age mais peuvent être d’une grande aide lorsque l’on a affaire à des chevaux qui ont eu des rapport difficiles ou de mauvaises expériences avec les humains. Elles facilitent alors la compréhension, l’acceptation et le dressage.

    • Tout à fait! Et comme toute pratique, elle doit être faite avec des règles élémentaires de sécurité. Pour le join-up, il s’agit d’une étude scientifique que j’ai pu lire, mais elle ne précise pas les conditions exactes. Je voulais surtout souligner que l’ignorance est dangereuse dans tous les domaines et que ce n’est pas parce que qu’on utilise des méthodes « éthologiques » qu’on est forcément plus doux qu’une autre méthode menée avec tact.

    • et moi je ne suis qu’à moitié d’accord avec toi ! certes la fille sur la vidéo a tout faux et s’est mise en danger sans tenir compte des signes que lui montrait son cheval, mais pignon, il travaille bien avec tout un troupeau en même temps, et des fois dans leur paddock habituel, et lui je ne pense pas qu’il manque de rigueur ou d’experience comme tu le dis dans ton commentaire pour la fille de la vidéo 😉

  6. Cela veut dire que la technique join up de Monty Robert (Pas la technique join up juste vu sur internet qu’on fais sans rien savoir..) est fausse ?

    Puis bon déjà pour faire sa, il ne faut certainement pas courir derrière le cheval..

    • Je ne me permet pas de critiquer les méthodes de M Roberts, j’évoque juste une étude scientifique qui a été pratiquée sur les conséquences du join-up. Mais je ne sais pas dans quelles conditions elles ont été menées.

  7. Personnellement, moi je suis pour le join up..

  8. Comme en toutes choses il faut savoir l’utiliser à bon escient et avec modération. Il y a des gens qui font ça sans arrêt parce qu’ils ont l’impression d’avoir un « pouvoir » sur leur cheval, pour épater les copains, et pour un tas d’autres raisons stupides. Le join-up est a utiliser avec précaution si on ne veut pas qu’il ai l’effet contraire à celui souhaité, il faut savoir stopper la « pression » au bon moment sous peine de voir le cheval ne plus rien comprendre de ce que l’on attends de lui et le voir fuir ce « prédateur » qui l’agresse. Tout ceci demande une longue pratique, bien encadrée par des gens expérimentés, et encore, ça n’est pas donné à tout le monde car il faut posséder ce sens du cheval qui ne s’acquiert pas dans les boites de lessives….

    • ohhh,..dommage pour les vendeurs de lessives, Ils auraient eu franc succès!
      Je suis bien d’accord avec vous et je suis inquiète de voir tant de jeunes couples ne rêver que de « relations » sans prendre le temps de se documenter un peu!

  9. Je trouve votre article tres interessant, je pratique moi meme la methode parelli depuis 10 mois maintenant et j ai appris beaucoup de choses. J ai eu des coups dur et de tres bon moments. La methode ethiologique je trouve personnellement, aide les gens a reprendre confiance en soi et son cheval. Moi meme j ai repris confiance mais voila ils vous demandent pas de devenir un cheval mais de penser comme lui et de toujours savoir que le cheval peut un jour reprendre de mauvaises habitudes, ils faut savoir resource le probleme alors. Buck brannaman est un horseman tres bien, il est dur et correcte mais il a un bon timing et des annees d experience derrière lui. Maintenant il y a beaucoup de gens qui sep rennend pour des horseman et ne savent pas vraiment ce qu il font et c est ce qu il cree des probleme encore pir qu avant.
    Je pratique plusieurs methode, le dressage, l,obstacle pour m amuser, l ethiologie, entrainement de communication. Et l un aide lautre ce qu il fait que je m amuse beaucoup :)!
    Il n y a pas que l ethiologie il faut un peu de diversite

  10. Je pense qu’on est bien d’accord là dessus.

  11. bravo! je ne l’aurai pas mieux dit! et vous m’enlevez les mots de la bouche et la main, de femme de cheval!!

  12. Super enfin une personne sensée qui arrête de mettre des conneries bravo super boulot vous avez tout dit et j’espère ouvert les yeux sur tout ces cavaliers qui voit l’etho comme un dieux de la solution a tout les problème bien des chevaux vont vous en remercié si vos conseils sont lus jusqu’au bout je possède un groupe sur les réseaux sociaux propriétaire de chevaux region centre et passionnés je partage pour montrer votre articles au maximum vous méritez que de nombreux cavaliers vous lisent .

    Bravo

  13. Renaudineau Yvon

    Bonjour,
    j’ai lu votre article jusqu’au bout, j’ai 54 ans et plus de 40 années d’expérience avec les chevaux, j’ai vécu des situations qui auraient il y a quelques années pu me coûter la vie oubliant par le travail et l’habitude la puissance que pouvait avoir un cheval.Ces dures expériences qui auraient pu me dégouter ou me rendre plus dur envers les chevaux m’ont permis de me poser les bonnes questions,pourquoi? Ce pourquoi m’a permis d’évoluer et me permet aujourd’hui d’avoir une réelle complicité avec les chevaux. Chaque nouveau cheval, chaque débourrage et une nouvelle expérience don je ne me lasserai jamais , Dieu sait si il y en à déjà eu et j ‘espère encore beaucoup.
    Voilà ma présentation est faite.
    Venons en à cette vidéo :si vous avez pu remarquer il y a un autre cheval en liberté dans le paddock on l’apperçoit brièvement le cheval gris est en posture de dominance s’interposant entre l’homme et son congénère ,il ne joue pas mais prévient la jeune femme qu’elle est en train de violer son périmètre(il l’a maintient vers l’extérieur du paddock) le coup porté est le simple message qu’il aurait fait vis à vis d’un autre dominant mais voilà on est pas un cheval. Autre remarque la récompense par la nourriture à bannir on voit cette jeune femme lui en donner(le cheval s’est retrouvé devant l’obstacle sur sa trajectoire l’a franchi par obligation, il ne le franchi pas au retour) augmentant le comportement dominant du cheval.Elle s’est mise en réelle situation de danger dès le début.Si elle avait voulu demander une join-up sa position aurait dû être entre le troupeau et le dominant.
    Autre petite remarque sur votre article concernant le licol à noeud.
    je débourre tous les poulains en licol à noeud après bien sûr une préparation de désensibilisation au sol, du travail en liberté au sellage et montoir,ceci jusqu’à ce que le poulain comprenne bien l’indication de la main sur le licol pour la direction et l’arrêt tout celà avec douceur, lorsque je passe au mors, le poulain après avoir accepté le métal dans sa bouche va céder sans opposition à une demande de direction dès que la main va s’ouvrir,seul le poids de la rêne agit sur le mors, de passer du licol au mors en douceur évitant les réactions brutales dès le contact de la main avec la bouche du poulain.
    Chaque fois que l’on monte nos chevaux en extérieur nous les mettons en licol à noeud ou bosal reposant leur bouche des effets du mors sur leur mâchoire.
    J’ai vu durant des concours d’obstacles de haut niveau des chevaux avec des hackamors doublés d’un mors dans la bouche à faire frémir et se demander comment un cavalier sensé aimer sa monture peut faire une chose pareil , les effets sont catastrophiques.
    Ceci pour dire que je préfère une bonne utilisation d’un licol à noeud qu’un bout de métal dans la bouche de mon cheval.

    A ce jour je ne me considère pas comme Ethologue mais comme homme d’expérience, qui n’en a pas fini d’apprendre.

    Bien cordialement
    Yvon

    • Merci pour votre témoignage. En effet plusieurs erreurs de la part de cette jeune fille sur la vidéo, et c’est justement ça que je constate. Le travail de manière « éthologique » je n’ai absolument rien contre, je pense que ça peut être très intéressant, mais ça reste un travail avec des chevaux…donc potentiellement dangereux. On ne s’improvise pas homme de cheval et le licol éthologique (excellent outil mais à ne pas utiliser n’importe comment) ne donne pas automatiquement cette qualité..
      Je récuse surtout l’idée de se prendre pour un grand dresseur parce qu’on a un licol éthologique en main, une vidéo sur youtube, et des bons sentiments.

  14. Bonjour,
    Mon cheval à moins peur de son mors que du licol à nœud. Le seul poids de la longe sur ce type de licol le met dans le respect, il faut alors éviter toute vibration pour éviter des réactions de défense de sa part . Par contre si vous avez un cheval ou poney peu coopératif pour monter dans un van, ce type de licol est un superbe outil de contention (en plus discret, tout le monde pense qu’il est doux). Un de mes poneys nous à trimbalé en licol classique pour éviter de monter dans le van, le lendemain avec ce type de licol à nœud il était dans la boite en 5 min 😉

  15. Mon club enseignant l’éthologie, je m’y intéressé beaucoup, en fait je me demande comment on réussissais a faire sans.. depuis 1 an je m’occupe d’une jument qui bosse très bien a pied, en main mais en liberté je n’est vraiment aucun contrôle.. j’ai essayer de la bosser 1 fois mais j’ai compris que sa ne me servait absolument a rien car je n’avais pas les installation adaptés (Jument d’1m74 qui sautent les barrières ou passe en dessous, mais sa ce n’est pas le principale problème mais si s’en est un. Mais je ne me lance pas dans un travail pour ce problème, car on ne me la jamais enseigné et je n’est pas envie de l’aggraver)Le vrai problème, que sa proprio m’a demandé d’essayer de résoudre, c’est qu’elle ne se laisse pas attraper au pré, a part si on a des pommes sinon impossible.. donc je me suis renseigner et on m’a dit que je pourrais essayer le joint up, J’ai regarder quelques émissions car je trouvais vraiment cet technique très intéressante, a coté de son pré il y a un rond de longe assez haut pour qu’elle ne le saute pas, pour que je puisse travailler en liberté sans cette inquiétude..

    Je vais essayer le join up dans se rond de longe. Mais si quelqu’un a d’autre solutions a me proposer par rapport au fait que je n’arrive pas a l’attraper au pré ?

    • Déjà si tu as les installations c’est un bon point. Après cet exercice est technique mais si tu as l’habitude de faire un travail à pied c’est déjà un point. Moi je ne juge pas des techniques que je ne maîtrise pas moi même.
      Pour le pré, c’est toujours un casse tête, le mien joue un peu mais se laisse finalement attrapé pas si mal. Par contre ça m’intéresserait que tu nous donnes des nouvelles pour savoir si après l’avoir en rond elle se laisse attraper au pré. Au si finalement dans un grand espace elle fait toujours la jument sauvage ! Mais je sais que de les chasse ça peut fonctionner.

  16. Bonjour,
    C’est avec objectivité et ma foi une certaine tristesse que j’ai lu cet article ! Comme d’habitude, la plupart des commentaires à ce sujet et même votre article, laissent supposer que ceux qui l’ont lu, sont en grande partie du côté de l’équitation « classique » ! Effectivement, l’équitation dite éthologique est dangereuse quand elle est enseignée par des incompétents ou pratiquée seule MAIS, elle reste un plus, un avantage énorme pour qui sait s’en servir. Quand qq’un voit un cavalier « chasser » son cheval, il associe ce mouvement ou join up de Monty Robets d’emblée MAIS il n’y a pas que ça derrière ! Effectivement, le fait de faire peur au cheval est extrêmement nocif et le lobotomise mais tout est dans la proportion. Je suis d’accord avec vous dans le sens ou il faut avant tout être un homme de cheval, connaitre l’animal, avoir du feeling et de l’expérience et l’éthologie n’est pas à mettre en toute les mains mais je trouve cet article un peu réducteur. Arrêtons de tirer à boulets rouges sur ce qui est différent et travaillons ensemble. Je connais moi aussi bcp de professeurs sortis d’écoles réputées et classiques et qui sont de vrais bourreaux pour les chevaux. Je pratique l’équitation comportementale ou éthologique ou peu m’importe le nom…depuis 20 ans (avant la mode « robert redford ») et j’ai sauvé plusieurs centaine de chevaux qui avaient fermé leur coeur aux gens qui ne les comprenaient pas ! Il m’arrive de chasser les chevaux dans un round pen ou un piste mais ils reviennent toujours vers moi et ne sont pas drogué! lol. Un bon moyen de trouver un bon prof est déjà d’éliminer le mot chuchoteur de vos recherches. Ensuite, il est très facile de juger une séance…. si le cheval est plus stressé à la fin qu’au début….c’est un charlatant ! Voilà! petit coup de gueule envers ceux qui critique sans s’intéresser ou sans chercher dans la bonne direction. Il y a du bon dans les deux équitations MAIS peu importe le style …le maitre mot reste le bon sens, la justesse et l’amour du cheval …. Bonne journée à tous…cavaliers classique comme artistes ou shaman !

    Nicolas D.

    • Je crois que vous n’avez pas compris le principe de ma démarche. Le but n’était absolument pas de juger un style d’équitation mais de mettre en garde contre une mode que je vois poindre régulièrement. Des cavaliers inexpérimentés pensant qu’avec des méthodes « éthologiques » ( je met des guillemets car il englobe tellement de choses maintenant … ), ils obtiendront comme par magie une relation idyllique avec leur chevaux, comme les pro qu’ils voient sur internet. C’est tout mon propos. Je pense que travailler de manière éthologique demande du tact, de la connaissance, et de la distance, comme toute pratique autour d’un animal de 500 kg potentiellement dangereux. Même si je ne travaille pas vraiment avec ces méthodes, je m’y suis intéressée et je n’y suis pas fermée. Par ailleurs on peut aussi pratiquer une équitation classique fine, dans le sens du cheval, l’éthologie n’a pas le monopole de la douceur ! Pourquoi toujours confronter les deux?
      L.B.

  17. Rebonjour ! Alors j’ai fait mon join up mais pas avec la jument, je l’ai fait avec un petit poney qui est en demi retraite, en fait il y a 3 chevaux dans le pré, la première était Pénélope (donc la jument d’1m74) qui est vraiment la plus difficile a attraper car elle ne réfléchie pas donc c’est vraiment très dur de bosser avec elle en liberté et en plus c’est la dominante du groupe..
    Ensuite il y a favory, un vieux cheval de 18 ans qui est arrivé y’a 1 an au pré, qui avais une horrible peur des humains, lui on ne pouvait pas l’attraper car c’était vraiment de la peur, mais avec travail, patience, et caresse (et un peu de carotte aussi haha..) maintenant il ne se sauve plus il a bien compris que c’était moins agaçant de courir, et mieux d’être au calme en train de se faire caresser par nous. Et le petit dernier Escouley, il est arrivé y’a 2 mois de mon ancien club, la proprio de peny a proposé de le prendre au pré vu la place qu’il y avait..
    BREF ! donc je l’ai fait avec Escouley hier et parfait, a la fin il me suivait trop mignon !
    retour au pré parfait, je m’en vais 10 min, je carresse favory qui se barre pas, j’arrive a carresser 5 min peny sans qu’elle se barre ! et escouley aussi, puis la coup de folie pénélope se barre en galopant, les deux autres suivent, j’attend qu’il s’arrete et je reviens, je carresse favory pas de probleme, et la je vais vers escouley, il se barre ! comme se n’est le dominant les autres ne suivent pas, mais il ne reste pas loin, donc j’ai eu l’idée de faire le join up autour des deux car je sais qu’il voudra retourner aupres du groupe, donc je l’ai fait après il me resuivait donc beaucoup de carresse, un bout de pomme et je l’ai laissé sur sa ! voili voilou

  18. franchement ? Sa va :p

    J’ai eu vraiment pire avec pénélope et je pense que quand se sera au tour de pénélope, sa va durer « un peu » plus longtemps haha :p

  19. Tout à fait d’accord avec vous.

  20. Bonnier Claire

    Très bel article et tellement réaliste 😉 Merci

  21. Je suis parfaitement d’accord avec (presque tout) ce que vous dites dans votre article – et par ailleurs, j’adore votre humour – pour la simple et bonne raison que je suis moi même éthologue.

    Oui oui, éthologue ! C’est à dire que j’ai suivi des études universitaires qui me confèrent le grade de master en éthologie. Parce que, comme vous le dites, l’éthologie est une science (mais qui, je le précise, n’étudie plus seulement l’animal dans son mode de vie naturel mais aussi son comportement en tant qu’animal domestique et en contact avec l’homme).
    Et donc, en tant qu’éthologue qui a ouvert son cabinet récemment, je suis constamment obligée de rappeler que mon métier n’a pas grand chose à voir avec celui des chuchoteurs ou horsemens – qu’ils soient de la méthode Booth, Parelli, ou que sais-je. Certes, ces hommes (et d’autres moins médiatiques) ont apporté une certaine réflexion sur le monde de l’équitation, apportant de l’espoir à beaucoup de cavaliers frustrés par l’approche dite « classique ». Je ne dis pas qu’ils n’ont pas de métier, pas de savoir-faire ou de techniques qui vaillent le coup de s’y pencher ; mais c’est ça, ils ont des méthodes, issues de leur propre expérience.

    L’éthologie n’est ni une méthode, ni une discipline nouvelle ; c’est une science qui existe depuis des décennies, mais qui jusque là est restée (malheureusement) très opaque pour le grand public. L’éthologie permet de comprendre certains comportements, d’expliquer certaines réactions, et donc, pourquoi pas, d’éviter certains conflits et accidents. Mais ce n’est pas le but en soi : c’est une conséquence. Quelle que soit sa discipline de travail, son objectif, ses ambitions, on gagne toujours à mieux comprendre son cheval.

    Donc merci pour cet article qui remet un peu les choses à leur place 🙂 Comme je le disais je suis presque d’accord avec tout : parce qu’au final, ce n’est pas l’éthologie qui est en cause, mais les méthodes parfois non fondées de personnes qui se proclament éthologues 🙂

    Camille – EthoLogic

  22. ps : j’ai oublié de dire, il y a de plus en plus de publications sur le join-up et le travail en rond de longe, pour étudier ce fameux phénomène de « résilience acquise » dont vous parliez (dixit la transformation en mollusque de compagnie), mais aussi pour voir si les comportements que l’on recherche dans ce travail ont vraiment un sens pour le cheval (et si cela fait vraiment référence à des comportements naturels).

    Je pense que vous vous doutez de la réponse…
    Entre autres :
    Warren-Smith (2008) – Preliminary Investigations Into the Ethological Relevance of Round-Pen (Round-Yard) Training of Horses

    Krueger (2007) – Behaviour of horses in the « round pen » techniques

    • Merci beaucoup pour ce super témoignage. Il faudrait qu’on entende plus de gens comme vous, car évidemment on a tous envie de comprendre mieux les chevaux. Peu importe l’équitation que l’on pratique, je suis convaincue qu’une meilleure connaissance de l’animal en lui même serait bénéfique pour tous. On manque d’écrits en français accessibles au grand public. On manque de cavaliers professionnels ayant une vraie connaissance du mental de l’animal. Les leurs sont basées sur la pratique, mais elles dépendent trop du point de vue de l’humain. Tel cavalier vous dira une chose, l’autre le contraire. N’ y a-t-il pas un moyen d’avoir des connaissances sûres et applicables pour le sport ?

      • Il y a une équipe de chercheurs australiens, dont je suis les travaux avec attention, qui sont particulièrement actifs dans un domaine de recherche en expansion : « Equitation Science » (prononcez en anglais : équitaschione scaïence). En gros, leur thématique de travail est de poser un regard scientifique sur les techniques équestres (quelles qu’elles soient), et éventuellement de les comparer. Selon eux, nous avons développé beaucoup de techniques depuis que nous élevons et travaillons les chevaux, avec une certaine efficacité… mais malheureusement aussi parfois une dépense inutile d’énergie, des conflits qui reposent sur des malentendus, un peu (beaucoup ?) d’anthropomorphisme, etc. Ils cherchent un peu à décortiquer tout ça, faire des mesures objectives (des trucs de chercheurs quoi) pour tenter d’apporter des réponses indépendantes d’un courant de pensée ou d’une mouvance philosophique.

        Leurs travaux portent à la fois sur les mécanismes d’apprentissage des chevaux, la manière dont ils nous perçoivent, l’impact de leur état d’esprit (calme, stressé,…) sur leur apprentissage et leur mémorisation mais aussi de savoir si tel embouchure est efficace, telle méthode de travail (ils ont beaucoup contribué à la critique du Rollkur), les programmes d’entrainement….
        Ce sont donc des éthologues, mais qui ont résolument décidé de se pencher sur les questions des cavaliers, éleveurs, entraîneurs… bref, de tout ceux qui ont les pieds dans la sciure et qui doivent un peu se dépatouiller avec les informations péniblement trouvées à droite et à gauche. Parce que oui, le scientifique est parfois avare de communications grand public… surtout si ce public est francopohone.

        C’est (entre autre) sur ce constat que j’ai décidé de me mettre à mon compte, pour diffuser (à mon niveau) les résultats de la recherche scientifique ; et c’est pour ça que je suis en train de créer une revue Web, Ethomag, qui reprendra l’actualité de l’éthologie… en français 😉
        Si tout ça vous intéresse, je serais plus que ravie de poursuivre la conversation par mail 🙂

        Je voulais aussi vous dire que j’apprécie beaucoup votre ouverture d’esprit et votre façon d’aborder les choses, en n’ayant pas peur de remettre en question et en allant fouiller toujours plus loin tant que ce n’est pas clair. Mais c’est peut-être parce que je fonctionne aussi comme ça, et que je me reconnais dans cette insatiable curiosité… 🙂

      • C’est une excellente idée ! (euh…toutes celles que vous avez proposées dans votre réponse)
        Pas de soucis pour continuer d’échanger, au contraire c’est un plaisir !

  23. Pourrez ont avoir un lien de votre revue (fin si elle est sur internet car sinon c’est sur que sa va etre un peu dur haha..) ? 🙂

  24. Tout est très intéressant!
    Je suis une passionnée du cheval avant d’être passionnée d’équitation! J’ai 34 ans et monte à cheval depuis l’âge de 15 ans.
    Je suis d’accord avec l’essentiel : surtout prendre son temps (ce qui manque à la plupart des cavaliers), observer, trouver sa place dans sa relation du couple Homme-cheval. Lire beaucoup, rencontrer, partager et se faire sa propre idée. De toute façon, chaque cheval est différent; ce qui marche avec l’un ne marchera pas forcément aussi bien avec un second.
    J’ai la chance d’avoir un job et un planning qui me permet d’être souvent auprès de mon cheval (encore pas assez à mon goût) et je passe beaucoup de temps en main, à faire brouter (30 min, 45 min, 1h) à aller se promener en main, toujours, à regarder s’éveiller la nature qui nous entoure. Je n’ai jamais autant partagé et compris mon cheval qu’à ses moments là.
    Amis cavaliers, prenez le temps, observez et savourez ces moments partagés.
    Passionnément.

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