Citation de la journée: M. Gaspard de Saunier.

Je vous propose quelques citations des « grands maîtres » qui nous rappellent à quel point l’équitation pose les mêmes questions depuis des siècles, mais qu’il reste des principes invariables. On entend souvent « c’était mieux avant » pour le niveau à cheval, mais c’est valable à toutes les époques! On entend également: « avant c’était des barbares », mais les prochains écrits témoignent que les grands écuyers mettent un point d’honneur à ne jamais s’énerver ou violenter un cheval. La preuve:

Mr. Gaspard de Saunier, Ecuyer de l’Académie de l’illustre Université de Leyde (1663-1748).

Pourquoi  il y a peu de bons écuyers:

Ce qui fait encore qu’il ne se trouve presque plus de bons écuyers, c’est que la Jeunesse de nos jours ne veut pas se donner la peine de travailler longtemps pour apprendre ce noble exercice, se contentant seulement de s’en rapporter à quelques vieux livres qui ne font mentions que de caveçons, de Mors de bride, comme d’Embouchures, de Pignatelles, Pas-d’ânes […], et de quantités d’autres mors semblables, qui remplissent la bouche du cheval et la lui gâtent entièrement.

Pourquoi les chevaux prennent le mors au dents:

Et pourquoi voit-on encore aujourd’hui tant de chevaux de carrosse forcer les mains du cocher, et s’en aller à toute bride sans qu’il puisse les retenir? […] c’est qu’ils croient que les chevaux prennent le canon de la bride avec les dents: mais pure erreur! car ce sont les barres de la bouche sur qui repose le canon, lesquelles ont été gâtées par des mors et des mains trop rudes, qui ont tellement échauffé les chevaux qu’ils ne sentent plus qu’une sourde  douleur qui les force à s’en aller, croyant pouvoir se soulager. Or plus le cocher tire, plus ils courent. De là je conclus que si le cocher avait la main bonne, je suis sûr que ces malheurs n’arriveraient jamais, du moins rarement. Mais parlez à toute sorte de gens grossiers en tout, soit d’esprit, soit de corps, surtout des mains, ils prétendent savoir tout, à l’exception de ce qui leur arrive; encore ne veulent-ils pas avouer que c’est leur faute.

Cet écuyer préconise aussi un débourrage en douceur avec habituation progressive à la selle, ensuite au poids avec un sac et des récompenses (poignée d’avoine) .

Je m’arrête là pour M. Gaspard de Saunier et je reviendrai avec d’autres auteurs prochainement…

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Publié le 20 octobre 2013, dans Citations. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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