Archives Mensuelles: octobre 2013

Mini-chaps performance Waxy

mini-chaps

Petit crash test sur des mini-chaps performance. J’ai déjà parlé des boots que j’avais bien aimées, j’ai donc acheté ces mini-chaps pour « soulager » mes Dy’on. Pour les conditions d’utilisation, on est toujours à un cheval par jour environ. Elles sont dans la même gamme de prix que les Eric Thomas ou Equithème à 50/60 euros. Le cuir est assez souple donc on s’y sent bien tout de suite et la bande élastique permet un ajustement facile au mollet. Elles font bien leur boulot. Mais (car oui il y a un mais) je les met avec mes boots performance (celles qui sont un peu larges avec des passe-lacets) et là petit problème. La fermeture étant de haut en bas, malgré le rabat en cuir, pour moi elle remonte: la glissière s’ouvre toute seule.

Oui je l'assume, je dois manquer de symétrie dans mon tour de mollet..ça remonte plus d'un côté que l'autre...

Oui je l’assume, je dois manquer de symétrie dans mon tour de mollet..ça remonte plus d’un côté que l’autre…

(Pour une fois que la qualité de la photo ne dépend pas de moi, je suis soulagée!) Ca remonte aussi pour une autre personne que je connais, donc mon physique ou ma façon de monter n’est pas en cause..(la bonne excuse non?) Pour ce qui est de l’usure, évidemment l’élastique et la glissière sont les premiers amochés, mais elles ont une durée de vie assez correcte pour ce prix là (environ 1 an).

Ca remonte et le frottement n'aide pas..

Ca remonte et le frottement n’aide pas..

La glissière peut plisser un peu ce qui l'abîme vite.

La glissière peut plisser un peu ce qui l’abîme vite.

Voilà pour ce produit qui ira très bien pour un usage non intensif à condition de bien choisir ses boots ou de faire attention dès que la fermeture remonte!

PS: Vraiment navrée pour la qualité des photos, mon assistant n’est pas au point (j’espère qu’il ne lira pas ça… 😉 )

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Mains sans jambes, E. Beudant

Écuyer mirobolant

Profitant d’un cadeau, j’ai enfin lu (3 ans après sa sortie oui!) l’écuyer mirobolant de Jérôme Garcin, biographie romancée d’Etienne Beudant.

L’auteur retrace l’histoire de ce jeune volontaire au 23ème régiment de dragons en 1883, qui côtoia le Général Faverot de Kerbrech , passa un an dans le Montana, puis officia en Algérie avant de pendre sa retraite à Dax.

On est emporté par le récit de ce passionné, qui sacrifia sa famille et sa santé aux chevaux, jusqu’à finir sa vie seul et infirme, sans pouvoir monter durant ses 25 dernières années. On rencontre les chevaux rétifs qu’il a rendus doux, ceux qu’il a sublimés et surtout sa jument Vallerine, son chef d’oeuvre, avec qui il entretiendra une relation quasi-marital.

La biographie est toutefois romancée, comme on le constate à la fin..

Pour ce qui est des termes équestres, bien que de nos jours l’équitation ait évoluée, certains m’ont interpellée:

A propos de Robersart II, cheval algérien de 5 ans pour lequel il fallait 6 hommes pour le tenir  au montoir et que Beudant avait rendu « doux comme un agneau »:

« Profitant de ses dons, Etienne lui avait d’ailleurs appris, le plus naturellement du monde, à exécuter le trot et le galop en arrière avec changements de pieds »

« Sans compter en guise de divertissements, le pas espagnol, le piaffer, les appuyers à faux sur des cercles complets, le trot à extension soutenue ou les pirouettes renversées. »

Je connaissais le galop le galop en arrière de James Fillis, celui en arrière sur 3 jambes de Baucher, ou celui du Colonel Wattel (Bartabas aussi le met en spectacle) mais le galop en arrière avec changement de pied? Et le trot?

Je me suis donc documentée et j’ai demandé l’avis d’un écuyer professeur qui m’a gentiment répondue.  Le trot en arrière correspondrait un piaffer reculé, mais pour le changement de pied au galop en arrière il n’en a jamais entendu parlé.

Pour les appuyers à faux sur le cercle, je ne voyais pas du tout à quoi cela pouvait correspondre, mais il pense que ça pourrait être un pli extérieur avec les hanches également à l’extérieur, c’est à dire  une pirouette renversée si on serrait le cercle, le cheval regardant venir ses hanches.

Voilà donc les termes équestres qui m’ont étonnés, le livre s’attardant plus sur les qualités de l’homme de cheval. L’humilité, le calme, la remise en question: « […] il faut rendre les rênes et , plutôt que d’user de la force, enseigner au cheval à se tenir tout seul, à compter sans son cavalier, à être libre, même monté. En avant, calme et droit… »

La transmission du savoir, plus ou moins réussie, s’invite en filigrane. Avec le doué disciple algérien Driss. Et d’autres expériences moins réussies comme les deux amazones de Dax, qui avaient mis deux chevaux en pension, « qu’elles vouvoyaient amoureusement afin de mieux cacher combien elles avaient peur de les monter. » Ceux qui ne viennent pas pour « apprendre l’humilité mais pour fournir une raison à leur vanité ».

Ce livre propose une belle histoire, des voyages et quelques citations de cet écuyer, qui préconise « la séparation des aides dont l’alternance seule peut faire un cheval dressé ».